Êtes-vous votre plafond ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

C’est l’heure de la Minute du Coach, sur Sud Radio.
Soyez toutes et tous les bienvenus.
Êtes-vous bas de plafond ?

Êtes-vous bas de plafond ? Oui !

On n’y va pas de main morte, hein ?

Non ! Cette idée de Minute me vient d’un échange que j’ai eu hier avec un ami, qui m’expose la situation suivante et dans laquelle certains auditeurs risquent fort de se retrouver.
Il me dit : “Voilà, je ne suis pas très heureux dans mon travail”.
Il est maçon de formation, il n’a pas beaucoup de diplômes. Je suis convaincu qu’aujourd’hui, avoir un diplôme est certes un atout mais pas forcément toujours.
Mais soit, lui il le prend comme un handicap. Il n’est pas très heureux dans sa fonction et il aimerait en changer.
Mais il n’en change pas. Pourquoi ?
Parce que ce métier est stable, cela lui offre une sécurité financière et une grande stabilité.

Il n’est pas épanoui.

Mais il n’est pas épanoui.
Et donc il est complètement coincé, il se sent coincé pour être plus juste.
Quand je j’évoque dans le titre la notion de “bas de plafond”, en réalité je pense au “plafond de verre” et aux limites que nous nous prescrivons nous-mêmes.
C’est exactement ce qu’il fait. Il se prescrit une limite et il me dit, me décrète, me déclare :
“A partir du moment où j’ai un travail sécurisant financièrement, même si je ne l’aime pas, je ne prends pas le risque d’en changer”.
Ce à quoi j’ai rétorqué : “Cet argument pourrait tenir si tu étais immortel”.
Mais justement, si tu étais immortel, il ne tiendrait absolument pas.

Mais à partir du moment où tu es mortel, fini, alors ne pas être fou est une folie pure. Alors être raisonnable est absolument, parfaitement, déraisonnable.
Et ce que je veux pointer ici c’est la faculté que nous pouvons avoir, parfois, à nous prescrire des limites qui sont
impossibles à dépasser.
En tant que coach, je suis désemparé face à un de mes clients qui se fixe lui-même la limite et qui n’est absolument pas prêt à transpercer ce plafond de verre.

Que faut-il faire alors ? Sortir de sa zone de confort ?

Oui et déjà, je l’ai souvent pointé à ce micro, changer les mots.
Par exemple, il me dit : “Je suis quelqu’un qui a besoin de sécurité”. C’est pas exactement les mots mais ça aurait pu être ça.

C’est l’idée.

Et je lui dis : “Tiens, quelle est la couleur de tes yeux ?”.
Alors je vais le faire avec toi, Pablo. Quelle est la couleur de tes yeux ?

Brun.

Et bien, tu peux dire : “Bonjour, je suis Pablo, j’ai les yeux bruns”. Ça tu peux dire.
Quelle est ta taille ? Tu mesures combien, Pablo ?

1 mètre 70

Tu peux donc dire : “Je suis Pablo, je mesure 1 mètre 70”.
Et encore, tu ne pourras pas le dire toute ta vie parce qu’à un moment donné tu vas sûrement te tasser.
Mais si tu dis, par exemple : “Je suis Pablo, je suis soupe au lait”, moi en tant que coach, je vais dire: “Non, ça, ça ne tient pas”.
Parce que, que tes yeux soient bruns, que tu mesures 1 mètre 70, certes !
Que tu sois soupe au lait, ça mon ami, ça peut se travailler. Mais à partir du moment où tu le décrètes avec le verbe “Être” – je suis, Pablo, la personne soupe au lait – moi, là-dessus, contre ça, je ne puis rien du tout.
C’est une limite quasiment infranchissable.
Donc tout commence par le langage.
Et ici, il m’expliquait, en somme …
Je lui ai dit d’ailleurs : “Tu es comme la mouche au fond du bocal. Elle ne sait pas qu’il suffit de monter à la verticale pour s’en extraire. Tu ne le sais pas non plus. Tu t’imposes une limite qu’aucun coach ne pourra te permettre de franchir tant que tu ne l’auras pas décidé.”

 

 

 

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