Archives par catégorie: La Minute du Coach

Regarder devant

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo : Bonjour Fabian.

Fabian : Salut Pablo.

C’est l’heure de la Minute du Coach.
J’espère que vous êtes toutes et tous bien installés et surtout hyper attentifs.
Fabian, pour une fois c’est moi qui vais te poser une question.

Vas-y !

Es-tu passéiste ?

Non, pas vraiment.

Parce que le thème de la Minute du Coach du jour c’est : “Regarder devant”
Tu ne regardes jamais derrière ce qu’il se passe ?

Ça m’arrive, mais … Mais j’évite.
Imagine que tu es sur ton vélo et tu regardes derrière.
Qu’est-ce qu’il se passe ?

Oui bien sûr.

Simplement, le fait de tourner la tête va déjà mettre en péril ta trajectoire.

Mais parfois regarder en arrière un peu inspirer pour mieux rebondir.

Oui, ça doit être alors très circonscrit dans le temps.
Il ne faut pas se tromper, précisément, de temporalité.
Mais l’anecdote que j’ai envie de raconter aux auditeurs, aujourd’hui, à ce sujet-là, elle me vient d’il y a très longtemps.
J’ai fait quelques concours hippiques quand j’étais plus jeune. J’avais un cheval qui sautait très bien.
Moi j’étais un cavalier moyen mais comme le cheval sautait bien, ça se passait plutôt bien.
Ce jour-là je faisais un parcours de 90 cm, une petite hauteur.
Mais quelques heures plus tard mon moniteur d’équitation prenait mon cheval et faisait à peu près le même parcours, mais des barres à 1 mètre.
À un moment donné, pendant mon parcours, mon moniteur est dans un virage et au moment où je passe devant lui, pendant le parcours – il s’appelle Lionel – il me crie : “Regarde devant !”.
Effectivement le cavalier qui manque parfois d’expérience a tendance à ne pas regarder au bon endroit.
En réalité, on n’est même pas censé regarder la barre, mais regarder plus loin que la barre.

La suivante.

Exactement, quand vous êtes au-dessus de la barre, vous regardez la suivante.

C’est comme les politiciens qui viennent vous saluer, qui ne vous regardent pas dans les yeux mais qui
regardent la personne suivante qu’ils vont saluer ?

Oui. J’ai d’ailleurs en tête quelqu’un de très connu à Mons, que je ne citerai pas, qui m’a fait ce coup-là.
Donc je suis dans le virage, il me crie “Regarde devant”.
Quelques heures plus tard, il est sur mon cheval. Il arrive dans le même virage et moi je suis à côté d’une de ses amies, qui est également monitrice d’équitation.
Au moment où il passe, elle lui crie : “Regarde devant !”
Alors ça m’amène à 2 constats.
Premier constat : il n’y a pas beaucoup de principes qui régissent nos vies. Il n’y en a que quelques uns.
A mon sens, regarder devant est un principe intéressant.
Par exemple, vous êtes confronté à une situation difficile. Alors vous pouvez vous écrouler. Vous avez le droit de vous écrouler si vous vivez une tragédie notamment.
Moi, je vous invite à développer le réflexe de très rapidement penser à la suite.ç
Penser solution plutôt que penser problème.
Je rejoue au tennis depuis quelques temps. Evidemment, je rate énormément de balles et bien sûr ça
m’énerve. Mais très vite je dois me reconcentrer sur la balle suivante et éviter de dilapider mon énergie, en maugréant par exemple.

Le deuxième principe que j’ai trouvé intéressant, c’est de me rendre compte que, finalement,
ce que mon prof d’équitation m’avait dit et bien lui aussi avait dû l’entendre quelques temps plus tard.
Comme quoi, quand on est à distance, quand on est la personne qui observe… Du point de vue de l’observateur, il y a des choses qui sont tout à fait évidentes, qui paraissent aller de soi.
Mais quand on est dans la position de l’acteur, ça va un peu moins de soi.
D’où l’intérêt d’être bien entouré, de ne pas être entouré de “béni-oui-oui”, de gens qui vous disent que tout ce que vous faites est formidable, mais de personnes qui sont capables de vous offrir un feedback constructif
Et vous, alors, votre mission est d’être en mesure d’accepter ledit feedback.

 

 

Adieu les To-Do listes

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

Fabian, formActeur, chanteur, détricoteur aussi.
Souvent il vient casser mes arguments.
Alors aujourd’hui, adieu ou à bas les “To-Do List”.
Je m’accroche à mes “To-Do list”, tous les jours.

Je me suis accroché longtemps aux To-Do list mais plus j’avance, plus je suis inspiré par la loi de Pareto que j’ai déjà évoquée ici même.
Cette loi qui nous dit que 20% de nos efforts donnent 80 % de nos résultats
On peut aller beaucoup plus loin, on peut “parétiser” Pareto et se dire que 4% des efforts donnent 96% des résultats.
Donc on peut aller très loin et toujours chercher à être d’une efficience extrême.
L’efficience étant, pour rappel, la capacité d’en faire beaucoup avec peu.
Est-ce que je suis capable de fournir un petit effort qui va générer un gros résultat ?
Quand on est imbibé de ce type de pensée et que ça se transforme en pratique, alors on dit “À bas les To-Do list.”
Pourquoi ? Pour quelles raisons ?
Ça a des côtés intéressants les To-Do list. J’ai une cliente, par exemple, qui m’expliquait récemment que pour elle, chaque fois qu’elle barre un élément de sa liste, puisqu’elle a accompli la tâche…

C’est jouissif ?

Voilà, elle parlait d’orgasme. Un orgasme pas très cher, j’en conviens. Il faut probablement avoir pas mal de sous-vêtements avec soi pendant la journée. Trêve de plaisanteries salaces.
L’idée est plutôt, toujours en visant l’essentiel, en cherchant à devenir quelqu’un d’extrêmement efficient et donc aussi extrêmement efficace, non pas d’écrire une série de choses à faire mais une seule chose à faire.
Cette chose, cette tâche, cette action, cette mission qui va générer un énorme retour sur investissement.
Et tant qu’elle n’est pas accomplie, il n’y a pas de salut.
Alors vous deviendrez quelqu’un d’extraordinairement efficient.
Être un aigle, c’est ça.

 

 

Faut-il écouter ou entendre ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Fabian, bonjour, bienvenue.

Fabian :  Bonjour Pablo.

C’est l’heure de la Minute du Coach, sur Sud Radio.
Alors faut-il écouter ou entendre ?
Quelle est la différence ? Existe-t-il une nuance ?

Oui, plus qu’une nuance, beaucoup plus qu’une nuance.
Entendre, c’est un processus mental involontaire, centré sur des sons.
J’entends le bruit du ventilateur, par exemple. J’entends les oiseaux chanter. J’entends le bruit de la circulation.
Écouter, c’est un processus mental volontaire centré sur le sens et la compréhension.
Contrairement au seul fait d’entendre, écouter va demander beaucoup d’énergie, beaucoup de concentration.
C’est exigeant d’écouter.
Pour l’info, l’écoute, c’est le premier sens.
Quand vous êtes dans le ventre de votre mère, le premier son que vous entendez. c’est son coeur. Vous ne voyez pas encore mais vous entendez le coeur de votre mère.
Ce que je trouve intéressant, dans ce qui est beaucoup plus, je le disais, qu’une nuance, c’est que probablement nous entendons énormément, tout le temps, mais nous écoutons peu.
Est-ce qu’il t’est déjà arrivé, Pablo, de raconter une histoire un groupe d’amis : “Voilà, le week-end dernier, j’étais à la mer …” et puis soudain, quelqu’un t’interrompt et dit : “Ça c’est marrant, moi aussi j’y étais, on a fait un truc incroyable, on a mangé, etc …”
Tu te fais littéralement tacler et la personne reprend la conversation à son compte. Ça t’est déjà arrivé ?

Oui, bien sûr.

Peut-être nous est-il arrivé à tous les deux d’être celui qui interrompt et qui va dire “je” au lieu de se taire et d’attendre.
Rien que de penser à ta propre histoire alors que l’autre est en train de raconter la sienne, c’est déjà ne pas écouter.
À cet égard, il y a un truc intéressant. Tu es en train de t’exprimer et tu observes que la bouche de l’autre s’ouvre…
Tu sais déjà qui ne t’écoute plus.
Il n’attend qu’une chose, c’est le moment de la brèche où il va pouvoir s’engouffrer et t’interrompre.
Je m’adresse en réalité à toutes les personnes qui ont envie d’interrompre et qui ont envie de couper et je leur dis :
“Coupez les coupures.”
“Astreignez-vous à ne pas couper l’autre.”
Sauf s’il a la logorrhée. La logorrhée, c’est la diarrhée verbale. Il y a des gens qui ont la diarrhée verbale. À un moment donné, il faut bien les interrompre sinon on ne s’en sort pas et on étouffe.
Mais le plus souvent, ce n’est pas de ça dont il s’agit.
Le plus souvent, on ne pense tellement qu’à soi qu’on a un énorme mal à se mettre à la disposition, à se rendre disponible pour l’autre et à chasser gentiment, élégamment, les pensées qui viennent nous envahir et qui nous empêchent d’être disponible.
Quand vous avez envie de dire “je”, contournez l’obstacle et dites plutôt “tu” ou “vous” ou “nous”.
Mais évitez de trop “iconogiser”, si vous avez compris ce verbe que je viens d’inventer.
Apprenez à vous mettre à la disposition de l’autre avec un grand A.
À l’écouter vraiment, de façon authentique.
À l’écouter, je l’ai déjà dit ici même, non pas pour répondre mais pour le comprendre.

 

 

De qui faut-il écouter les conseils ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  De qui faut-il écouter les conseils ?
En tout cas, chers auditeurs et auditrices, vous frappez à la bonne porte puisque Fabian Delahaut est là. Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo. Bonjour à tous.
J’espère d’ailleurs être une bonne personne pour offrir ses conseils.

Tu es toujours de très bon conseil.
D’ailleurs j’en profite pour rappeler à nos chers auditeurs et à nos chères auditrices que les précédentes Minutes du Coach sont toujours à votre disposition, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, il suffit de nous rendre visite sur sudradio.be et de cliquer sur l’onglet adéquat, l’onglet consacré à la Minute du Coach et à la Eagle Academy.

Si je peux en profiter, à mon tour…
Si, chers auditeurs, vous avez des envies, des questions, des besoins, des demandes, surtout partagez-les. Soit via le site de Sud Radio, soit sur notre page Facebook.
S’il ya des thèmes que vous souhaitez que nous développions dans la Minute, ce sera avec un immense plaisir.

Et tant qu’à faire, on peut aussi te rendre visite sur ton site internet qui est eagleacademy.be
Donc, de qui faut-il écouter les conseils ?

Et bien cela se passe il y a quelques années.
Je me rends à Chicago, à un séminaire de 3 jours avec un certain Eben Pagan qui, comme beaucoup de marketeurs aujourd’hui, a commencé sa carrière dans le coaching en séduction.
Parce que séduire une femme, séduire un homme, c’est assez proche de séduire un client. Il y a donc pas mal de coachs en séduction qui sont devenus des marketeurs.
Quelque temps plus tard j’ai le privilège, dirais-je – on est 400 à goûter à ce privilège – d’avoir un entretien Skype avec Eben Pagan.
10 minutes. L’homme, c’est un pro, donc quand il doit 10 minutes, c’est 10 minutes tapantes. Il dit l’heure à laquelle il sera présent lors du Skype et c’est exactement cette heure-là, à cette seconde-là.
A la fin de l’entretien, il me dit : “Bon, il te reste une question à me poser, qu’est-ce que tu veux me demander ?”
Je dis : “Eben, ma difficulté, quand je vais chercher des recettes, des techniques, des stratégies américaines pour le marketing et que je les importe en Belgique, souvent les gens me répondent : “Oui, mais ça c’est des trucs à l’américaine, c’est pas fait pour chez nous, ça ne marchera pas chez nous”.
Je lui dis : “Je suis un peu démuni par rapport à ça, qu’est-ce que tu en penses ?”
Et là il me dit platement :
“Écoute les gens qui ont de l’argent, pas des opinions.”
C’est une phrase qui m’a vrillé la cervelle.
Pour aller un peu au-delà de tout ça, c’est vrai que souvent nous écoutons des conseils de la part de personnes dont les intentions sont certainement très bonnes mais dont l’expertise ne l’est pas forcément.
Je prends un exemple que je connais mieux que d’autres, le monde de l’entreprise.
Si vous demandez à quelqu’un qui était patron d’entreprise il y a 20 ans de vous conseiller par rapport à la problématique d’aujourd’hui, il y a très peu de chances pour que ses conseils soient appropriés.
Parce que la situation d’aujourd’hui, par rapport à celle d’hier, n’a plus rien à voir.
Par contre, demander conseil à quelqu’un qui vient de vivre ce que vous êtes en train de traverser, ça c’est intéressant.
C’est un exemple parmi plein d’autres.
Donc cherchez les personnes dont les avis seront subtils, fins, pertinents, étayés.
Et pas des personnes dont les intentions sont bonnes mais qui, le plus souvent, voudront vous voir au milieu du pré plutôt qu’en train d’affronter les marécages.
Je vous souhaite de ne pas affronter les marécages, mais de voler par-dessus, avec les aigles.

 

 

Le problème n’est pas le problème

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Hello Pablo.

Tu aimes jouer sur les mots.
Le problème n’est pas le problème.

Non.

Il faut l’identifier d’abord, ou pas ?

Disons que ce que je veux pointer aujourd’hui, c’est surtout l’attitude qui est la vôtre au moment le problème survient.
Je risque de te surprendre ce matin puisque, nos auditeurs ne le savent pas nécessairement mais tu découvres en même temps qu’eux ce que je raconte, tu connais à peine le titre, à peine le thème, mais il s’avère que je vais vous raconter une histoire personnelle ce matin.
Une histoire qui risque de te rappeler des choses, parce que tu étais présent, figure toi.

Mon Dieu.

Ça se passe au Zénith de Lille, il ya quelques années.
Et là je dis “Zénith de Lille” et tu captes tout de suite de quoi il s’agit.
Zénith de Lille, blindé de monde, 4000 personnes venues applaudir les vedettes de la tournée “ ge tendre et têtes de bois”.
Et Tonton Fabian fait la première partie.
Les auditeurs le savent peut-être pour certains, je suis aussi chanteur et comédien.
J’avais obtenu, en grande partie grâce à toi si j’ai bonne mémoire d’ailleurs, de pouvoir passer en première partie de ce spectacle.
Ce jour-là, pas de temps pour effectuer des balances.
On peut faire une balance 10 secondes dans les coulisses.
Puis on me dit qu’on ne peut pas ouvrir le rideau parce qu’on ne veut pas que le public voit le décor, donc tu vas chanter devant le rideau. Tu montes sur les escaliers, tu te diriges au centre de la scène et là tu chantes.
Bon, dis-je, OK.
Il faut savoir qu’entre le rideau et le bord de la scène, il n’y a même pas 1 mètre, c’est très étroit. Moi je ne suis pas très à l’aise en hauteur, mais soit, je dis : “Je vais gérer”.
Donc pas de balance, pas de répétition, rien.
On envoie la musique …

On ne repère pas la scène.

Non, aucun repérage, c’est le noir le plus complet.
Moi, j’écoute ce qu’on me dit. Je monte sur scène, la musique est déclenchée. Je marche jusqu’au point où on m’a dit de marcher, à savoir le centre de la scène, et au moment où je me poste pour entamer dans quelques instants les premières notes de ma chanson, mon pied gauche tombe dans un trou qui était recouvert par un tapis. Je me rattrape avec le coude de gauche.
Donc je tombe de manière assez profonde.
Il faut savoir qu’il y a un caméraman, que sûrement j’ai ma tronche sur les deux grands écrans – les immenses écrans devrais-je dire – qui sont situés dans dans la salle.
Je reste un instant éberlué. Je me relève et je dis aux gens – d’òú m’est venue cette parole, je n’en sais rien – je leur dis : “Vous connaissez déjà la chute.”
Je les fais applaudir et je chante.
Je chante mes deux chansons puis je descends de scène.
Là, il y a un monsieur qui m’aborde dans les coulisses. Il me dit : “Vous êtes tombé ?”
Je dis oui.
Le public n’a rien vu, me dit-il.
Et tout en parlant avec lui, je me dis : “Je connais ce monsieur, d’où est-ce que je le connais ?”
Je lui dis : “Ma mère l’a vu parce que je sais que ma mère est dans la salle, avec toi.”
Puis je reconnais ce monsieur. C’est Hervé Vilard !
Puis, je vous vois arriver, toi, quelques amis et ma mère notamment.
Vous êtes blêmes, on dirait des cadavres tellement, je pense, vous avez eu peur pour moi.
Et moi je me sens bien.
Je me sens bien parce que j’ai envie de dire du bonheur de la chute. Je me sens bien parce que finalement, ce n’est pas de ma faute. On m’a mal briefé.
Je m’en suis plutôt bien sorti.
Et je me dis : “Le problème, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est comment tu te gères dedans.”
Si j’avais été très mal, si je m’étais senti extrêmement humilié, je l’aurai été.
Mais comme je ne me sentais pas humilié pour un demi sous… Je n’y étais pour rien, moi, si on me faisait chanter dans des conditions vraiment insupportables et si on me traitait moins bien qu’une m.*.r.d.e. Voilà, c’est leur choix, c’est pas mon choix.
Et je me suis dit ce jour-là : “Finalement, le problème n’est jamais le problème. Mon attitude par rapport au problème, c’est là que tout change. Mais ça, ça c’est sous mon contrôle.”
Qu’il y ait un tapis qui recouvre le trou, ce n’est pas sous mon contrôle. Comment je vais me gérer dans cette chute, c’est sous mon contrôle.
Et finalement je garde un excellent souvenir de cette chute.
Ce jour-là, la vedette, ce n’était pas Hervé Vilard, c’était moi.

Je le confirme.
Merci Fabian.

 

 

 

Dépasser sa fonction

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Merci pour cette grande fidélité à la Minute du Coach.
Bonjour Fabian.
Fabian Delahaut avec qui nous volons depuis, j’ai envie de dire, toujours, avec les aigles, grâce à ses précieux conseils.
Dépasser sa fonction.

Fabian :  Oui Pablo.
Dépasser sa fonction, c’est une expression que j’ai entendue
pour la première fois – j’ai envie de dire la seule – lors d’une émission de télévision sur la RTBF qui était consacrée à un match de l’équipe de France.
C’était en Afrique du Sud, une sérieuse débâcle pour les Bleus à ce moment-là.
Sur le plateau était invité Roger Lemerre, qui, en l’an 2000 avait amené l’équipe de France – la grande équipe de France de Zidane, Thierry Henry, tous ces magnifiques joueurs que j’avais d’ailleurs eu la chance de voir en demi-finale – il les avait emmenés à la victoire lors du Championnat d’Europe.
Quelques années plus tard, il est sur le plateau de la RTBF et il dit ceci :
“Pour ne pas perdre un match, chaque joueur doit remplir sa fonction. Pour gagner un match, chaque joueur doit dépasser sa fonction.”
Je vous propose de dépasser le football et de vous demander :
Est-ce que moi, dans ma vie, dans les différentes facettes de mon existence, je remplis ma fonction ?
Est-ce que seulement je la remplis ?
Est-ce qu’il m’arrive de la dépasser ? ”

En d’autres termes, se surpasser ?

Oui, aller “the extra mile” comme on dit.
Aller toujours un tout petit peu plus loin.
Est-ce que finalement nous nous laissons aller à nos bas instincts ?
Par exemple, nous avons cette passion commune pour les chevaux et comme tu le sais très bien, si tu mets le cheval le plus cher de la terre dans une prairie pendant un mois ou deux, tu le récupères avec une panse de cheval de prairie.
Ce n’est pas lui qui va faire son trotting tous les matins pour entretenir sa forme. Cela n’existe pas.
Un cheval, tu le mets dans un paddock avec des obstacles, le meilleur sauteur du monde ne va jamais sauter un seul obstacle pour le plaisir. Il ne sautera des obstacles que pour aller rejoindre un congénère, par exemple, ou pour s’enfuir.
Sinon, il ne dépassera pas sa fonction.
C’est l’homme qui l’amènera à dépasser sa fonction.
Et nous devons, nous, si nous voulons nous dépasser, nous devons nous aiguiller les fesses tout seul.
Parce qu’il y a rarement quelqu’un d’autre, quand on a quitté ses parents, pour le faire à notre place.
Je trouve cette notion très intéressante.
Parce qu’on peut se la poser dans le cadre d’un métier.
Par exemple, récemment, je prenais des Uber, j’étais à l’étranger. Je prends toujours des Uber à l’étranger.
Certains Uber dépassent leur fonctions, par leur gentillesse, leur courtoisie. On t’ouvre la porte, on ferme la porte, …
Et certains se contentent à peine de la remplir. On t’emmène d’un point à un autre.

Parce que “Less is More” ?

On ne peut pas non plus se retrancher derrière “Less is more” en permanence pour justifier d’être flasque.

Je te bouscule, c’est aussi un peu mon rôle.

Bien sûr, comme j’espère te bousculer à mon tour.

Donc, vous allez au sport ou vous apprenez un instrument de musique, est-ce que vous vous contentez de faire ce qu’on vous dit ou est-ce que vous dépassez votre fonction ?
Quand vous êtes avec un ami, est-ce que vous l’écoutez vraiment ? Est-ce que vous êtes présent à l’instant ou bien est-ce que vous l’interrompez sans arrêt ? Est-ce que vous dépassez votre fonction d’ami ?
Est-ce que vous dépassez votre fonction de parent ?
Pas toujours, sinon c’est épuisant et bonjour le burn out.
Mais il me semble que, régulièrement, dépasser sa fonction d’homme – pour ne pas aller vers la notion de surhumain de Nietzsche, que j’aimerais aborder mais qui est probablement un peu trop complexe – il me semble que c’est un chemin intéressant et c’est ce qui nous rend digne.

 

 

S’arrêter pour penser

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Salut Pablo.

Bienvenue sur Sud Radio.
Fabian est, entre autre, le fondateur de la Eagle Academy.
Elle sert à quoi la Eagle Academy ?

A permettre aux gens de voler avec les aigles, de prendre de la distance par rapport à leur entreprise, par rapport à leur vie.
Dieu sait que l’aigle est le seul animal qui est capable à la fois d’avoir une image globale, comme il se tient très à distance…

Vision périphérique.

Et en même temps. il peut réaliser un focus. Ce n’est pas banal ces deux qualités.
A la Eagle Academy, nous enseignons ça. Essentiellement à des patrons d’entreprises.
A se retirer, à se mettre à distance de leur propre travail, de leur propre entreprise pour prendre des décisions plus justes, plus adéquates.

Ça se passe comment ?
Les entreprises – et pas que – prennent contact avec toi et tu te déplaces, tu vas les former chez eux ?

C’est surtout eux qui viennent se former chez nous.
On a quelques programmes très pointus en Marketing, en Communication, en Vente.
Et on leur apprend, notamment, le thème de cette Minute du Coach.

S’arrêter pour penser.

Exactement, on leur apprend qu’être un patron, ce n’est pas être dans la frénésie de l’action.
Moi, je suis de ceux qui aiment l’action. Je pense que trop de personnes autour de moi ne sont pas suffisamment dans l’action.
J’aime répéter ces mots de Bernanos :
“La pensée qui ne conduit pas à l’action ne vaut pas grand-chose, l’action qui ne procède pas de la pensée ne vaut rien du tout.”
Mais, qu’est-ce que c’est que penser ?
Déjà, c’est s’arrêter.
Les grands patrons, je le disais, ils s’arrêtent.
Ils s’arrêtent, ils se posent, ils se mettent légèrement en recul, ils prennent de la distance.
Parfois, cela peut nous amener aussi à quitter l’endroit où nous sommes, parce que …

S’arrêter, c’est par exemple prendre son bain et réfléchir à ce moment-là ?

Moi, c’est pour ça que je prends un bain le matin et pas une douche. Parce que j’ai plus de temps pour penser. Parfois je pense aussi quand je suis à cheval, dans les champs, c’est un moment …

Toute autre activité qui nous permet de nous éloigner de nos activités professionnelles, c’est ça ?

Disons que, souvent, c’est bien que la distance soit aussi physique, parce que nous avons ce qu’on appelle des ancrages.
Si vous êtes dans votre cuisine, où vous avez l’habitude de préparer des petits plats, ça risque d’être très compliqué de vous déconnecter de tout ça. Parce que vous aurez ce qu’on appelle un ancrage spatial.
Vous serez peu enclin à penser.
Moi j’aime bien me retirer. Je vais souvent à l’étranger, notamment pour ça.
L’un de mes amis et mentor, Jean-Pierre Baeyens, qui a un pedigree long comme le bras – ingénieur commercial Solvay, MBA de Harvard – me racontait que, quand il était jeune diplômé, il avait été “invité” par le patron de McKinsey.
Je pense que c’était à Amsterdam… Une très grosse boîte de Conseil.
Et quand il rentre dans le bureau de ce monsieur, m’explique-t-il, un relaxe trône au milieu de la pièce. A ce moment-là, le patron voyant que Jean-Pierre est interloqué, il lui dit :
“Je vous rassure, ça fait partie de mon métier : penser.”
Philosophiquement, la pensée ça commence par “Si …” et ça s’enchaîne avec “Alors …”
Donc lire ce n’est pas penser.
Par contre, quand vous recevez une information, ne pas la manger tout de suite, ne pas la gober tout de suite, mais vous mettre à distance de cette information !
Par exemple Pablo, tu me dis souvent : “Toi Fabian, tu détricotes les choses.”
Et bien détricoter ses pensées, c’est ne pas accepter tout, tout de suite.
C’est se dire :
“Tiens, j’entends des infos, je me mets à distance, je les recoupe. Quelle est la logique qui est sous-jacente ?
Est-ce qu’il y a une logique ? Est-ce que ce sont des opinions ou est-ce qu’il y a une articulation ? Est-ce que la pensée est intellectuellement robuste ou pas ? Sur quoi ça repose ? Quelles sont les hypothèses ?”
Et je me mets petit à petit à distance, comme un aigle.

Existe-t-il une vérité là-dedans ?

Je n’en sais rien, mais je m’en fous un peu de la vérité.
Par contre, ce dont je ne me fous pas, c’est de la rigueur intellectuelle parce que ça, il me semble que c’est ce qui fait de nous des hommes, quand nous dépassons notre fonction.
Je reviendrai certainement sur cette notion plus tard, dans une autre Minute du Coach.
Ce que je veux surtout vous dire c’est qu’évidemment, pendant votre nuit de noces, surtout ne vous arrêtez pas pour penser, laissez-vous complètement aller à vos émotions.
Et régulièrement, c’est bien de se laisser aller à ses émotions.
Mais, à bien des moments dans notre existence, faire un pas de côté, se poser les bonnes questions – qu’on n’a pas l’habitude de se poser, on a déjà abordé cette notion-là, ça nous permet de reprendre le contrôle de notre vie, aussi. Pour autant qu’on puisse avoir quelque contrôle que ce soit sur notre vie.
Mais au moins on se demande :
“Au fait, est-ce que je suis à la bonne place, avec les bonnes personnes ? Est-ce que je fais ce que je fais de mieux ? Est-ce que c’est la bonne direction pour moi ? Est-ce que tout ça fait du sens ou est ce que c’est juste un ramassis d’habitudes que je ne remets plus jamais en question ?”
Arrêtez-vous pour penser, les amis.
Régulièrement.
C’est du temps de qualité.
C’est du temps de qualité d’aigle.

 

 

Votre vie a-t-elle du sens ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Salut Pablo.

Votre vie a-t-elle du sens ? L’heure n’est pas à la déprime, pourtant.

Certainement pas.
Mais c’est bien une question qui se pose de plus en plus, quand on voit dans les entreprises le nombre de burn out.

Est-ce que vous vivez la vie dont vous rêviez ?

Ça peut être ça.
Est-ce que vous vous levez le matin pour une bonne raison ?
Voici une parabole que j’adore, qui m’a beaucoup inspiré, qui m’inspire encore depuis de longues années.
C’est un homme qui se promène sur un chantier. Il rencontre un ouvrier. Cet ouvrier casse des pierres. Bonjour, dit-il. Qu’est ce que vous faites ?
Ah, répond l’ouvrier, je casse des pierres.
Il continue son petit bonhomme de chemin et tombe sur un deuxième ouvrier qui effectue exactement le même geste, avec exactement le même outil, cassant de semblables pierres.
“Bonjour Monsieur. Qu’est ce que vous faites ?”.
Ah, dit le deuxième ouvrier, je casse des pierres. Je pense que c’est pour construire un mur.
Il poursuit son chemin et arrive auprès d’un troisième ouvrier.
Même geste, même pierres.
Bonjour Monsieur, qu’est-ce que vous faites, dit l’homme.
Ah, répond le troisième ouvrier, je bâtis une cathédrale.
Et vous le voyez, tout est dans le sens que nous donnons aux choses.
Quel est le sens des coups de pioche du bagnard ?
Quel est le sens des coups de pioche du chercheur d’or ?
Dans les deux cas, ce sont bien des coups de pioche.
Mais le sens n’est pas le même.
Et vous, quand vous vous levez le matin, quel est le sens de votre action ?
Quel est le sens de l’énergie que vous mettez dans les choses ?
Ce qui est intéressant, quand on réfléchit à la notion du sens, c’est que le sens a 3 sens.
Le premier sens du sens, c’est tous les aspects sensoriels.
Ce qu’on peut résumer par VAKOG.
V = Visuel. A = Auditif. K = Kinesthésique, toucher. O = Olfactif. G = Gustatif.
Donc, le premier aspect du sens, ce sont les 5 sens.

L’éveil des sens.

Qui est un excellent restaurant dans la région de Charleroi.
Ça, c’est le premier point.
Le deuxième sens du sens – ou le troisième si vous voulez, je vais le poser en deuxième place – le deuxième sens du sens c’est la signification.
Quand on dit : “Tiens, quel sens à ce mot ?”. “Que veut dire ce mot ?”.
Que veut dire votre vie ? Quelle est la signification de votre vie ?
Au demeurant, on pourrait résumer ça par : “Quelle est votre mission de vie ?”
Et le troisième sens du sens, c’est la direction.
La direction où je vais.
Quand on écoute la réponse du troisième ouvrier, il connaît sa mission. Il connaît sa direction.
Est ce que c’est votre cas, chers auditeurs ?
Bon vol avec les aigles !

 

K.I.S.S.

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Avec Fabian Delahaut, bonjour.

Fabian :  Avec Pablo, bonjour.

On va parler de KISS. C’est le thème de la Minute du Coach d’aujourd’hui.
Alors KISS, c’est un groupe de rock mythique. Je doute que nous évoquions leur carrière.
Kiss, c’est le baiser, c’est la manière aussi dont je conclus mes SMS et mes courriers électroniques.

Tu termines par “Kiss” ?

Souvent.

Du coup, quand je te répondrai, je terminerai aussi par “Kiss”.

Merci.
Mais KISS, c’est autre chose, c’est un acronyme, c’est ça ?

Oui, donc ça ne va pas être sexuel, cette séquence. Je vous rassure ou je vous déçois, je n’en sais trop rien.
KISS, c’est un acronyme, qui en anglais signifie : “Keep It Simple and Short”.
Donc que ce soit simple et court.
On dit aussi “Keep It Simple and Stupid”.
Que ce soit simple et stupide.
Donc quand vous écrivez un message …

“Less is more”.
“Moins, c’est plus”.

… vous vous arrangez pour être simple, pour être court, pour aller à l’essentiel.

L’idée, c’est ça ?

L’idée, c’est ça. Mais ce que je trouve intéressant, c’est que l’idée n’est pas seulement percutante pour un communicant, que sa communication soit orale ou écrite, elle est percutante tout court quand vous échafaudez un projet.
Est-ce que vous même, vous passez ce projet à travers le filtre du KISS ?
Ou bien est-ce que vous êtes en train d’élaborer une véritable usine à gaz, d’une grande complexité ?
Si tel est le cas, il y a beaucoup de chances pour que vous soyez surtout en train de vous égarer.
Donc je vous invite, quelle que soit votre entreprise, quel que soit votre projet, l’organisation qui sera la vôtre, faites en sorte que ce soit toujours KISS.
Toujours simple.
Dites-vous : “Est-ce que je peux raconter ça, expliquer ça à un enfant de huit ans ?”
C’est un repère comme un autre.
Je vous assure, vous allez gagner énormément de temps, énormément d’énergie et vous allez devenir des essentialistes, c’est à des gens qui vont à l’essentiel.
Trop souvent aujourd’hui, je le remarque, je constate, peut-être que c’est mon cas pendant cette Minute…
Nous prenons des voies détournées, nous nous évitons la ligne droite qui est …

On prend le temps de vous expliquer, surtout.
En vous racontant des histoires.

J’espère que que c’est un temps utile en tout cas.
Donc choisissez le plus souvent la ligne droite, c’est la plus efficace.
Et volez avec les aigles !

 

Le biais d’inertie

 

La Minute du Coach

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Hello Pablo.

Nous allons aujourd’hui parler du biais d’inertie.
De quoi s’agit-il précisément ? C’est une notion qui évoque quoi ?

Déjà, je peux comprendre que pour la plupart des auditeurs, ces deux mots associés, biais d’inertie, soient complexes et que peut-être ils aient déjà envie de zapper sur une autre chaîne.

Mais surtout pas. Restez avec nous pour devenir encore plus intelligent.

Oui, ou plus lucide en tout cas.

C’est le but de la Minute du Coach.

Oui, plus lucide. René Char disait : “La lucidité est la blessure la plus proche de la lumière.”
Et moi, mon travail ici, avec vous, c’est aussi de vous rendre plus lucide, d’avoir une meilleure compréhension de ce qui vous arrive, de ce que vous observez et parfois de ce que vous n’observez pas.
Le biais d’inertie, en psychologie, c’est très connu.
J’avais déjà abordé, lors d’une Minute précédente, ce phénomène assez étrange qui consiste, pour la plupart des gens, à ne rien faire, à ne pas changer un seul paramètre d’une équation alors même que l’équation est désagréable, quand leur vie mais ne fonctionne pas comme ils le souhaitent.
Pourtant, quand je dis “ils”, nous aussi, bien sûr Pablo, nous sommes tous concernés.
Pourtant, nous ne bougeons pas. A l’époque, je vous avais raconté l’histoire de ce chien qui était assis sur un clou.
Aujourd’hui, je reviens là-dessus parce que le biais d’inertie, très connu je le disais en psychologie, c’est ce qui explique que même si nous ne sommes pas heureux de la situation que nous vivons, pour autant nous ne bougeons pas. Nous sommes inertes.

Il y a des raisons probablement ?

C’est propre à notre nature humaine, aussi.
Quand on est un marketeur ou un vendeur, pour faire bouger un client, on va utiliser deux types de motivation. La motivation dite explicite et la motivation dite implicite.
J’ai un ami, Romain Bouvet, qui est un neuroscientifique, vraiment de premier plan. Un neuro marketeur hors norme.
Il nous explique, par exemple, que si je veux vendre un livre de recettes de cuisine italienne, je vais dire :
“Découvrez des recettes italiennes faciles à faire la maison.”
Bon, peut-être que je vais activer une motivation explicite. Mais en réalité, ce qui intéresse le plus chacun d’entre nous, c’est évidemment le regard que porte l’autre sur nous.
Et comme je l’ai déjà aussi expliqué, la question qui précède tout achat est :
“Est-ce que cela me rend socialement plus intelligent ?”
Donc, comment utiliser, dans ce cas, une motivation implicite ?
En disant, par exemple :
“Avec les recettes de ce livre, vous allez surprendre vos amis .”

C’est donc la nuance par rapport à la première proposition ?

C’est plus qu’une nuance.
Dans la première proposition, c’est explicite. J’explique qu’ils vont recevoir de recettes faciles à concocter à la maison.
Dans la deuxième proposition, je leur dis qu’ils vont épater leurs amis et donc être plus intelligents socialement.
Là où je veux en venir, parce que bien sûr, il n’y a pas que des vendeurs et des marketeurs qui nous écoutent, c’est que pour éviter ce biais d’inertie, éviter de tomber dans ce biais d’inertie et pouvoir vous bouger, pouvoir aller vers vos objectifs ou vers vos rêves que vous transformez en projets, il n’y a rien à faire : sans une immense motivation, vous ne bougerez pas !
Il y aura toujours un prix à payer. La question est : “Est-ce que vous êtes prêts à payer ce prix ?”
Est-ce que vous êtes prêts à payer le prix de l’effort dans une salle de sport pour avoir un beau corps ou est-ce que vous vous laissez aller à des petits plaisirs immédiats ?
Comme au restaurant,quand on craque pour un dessert, c’est un petit plaisir immédiat.

Je me sens visé, là.

Oui, tu peux. Moi aussi, je me vise moi-même.
Donc, quand on se laisse aller aux plaisirs immédiats, il va y avoir un déclenchement de dopamine, c’est à dire l’hormone du plaisir.
Bon à savoir : l’hormone du plaisir, la dopamine, va contrecarrer les effets de l’hormone du bonheur qu’est la sérotonine. Ce sont deux neurotransmetteurs.
Donc plus je vais aller vers de petits plaisirs immédiats et plus je vais m’éloigner de plus grands plaisirs à long terme.
Il me semble que c’est bon à savoir.
Tâchez d’identifier des motivations vraiment fortes pour ne pas tomber dans le travers de “je ne fais rien, je me laisse aller” et bougez vous !
Avec détermination et avec discipline.

Merci Fabian.

Avec plaisir.