Nos échecs sont-ils vertueux ? [Suite]

 

Sud Radio, la Minute du Coach

Pablo :  Salut Fabian !

Fabian :  Salut Pablo !

On revient sur la thématique de la précédente Minute du Coach, à savoir : nos échecs sont-ils vertueux ?
Parce qu’il y a tant de choses à dire.

Oui, oui. Charles Pépin, l’auteur dont je parlais, le philosophe…
Je recommande une fois de plus la lecture de son livre “les vertus de l’échec”, tout ce que je vous expose ici, vous le retrouverez dans ces pages.
J’avais expliqué lors de cette Minute que, face à l’échec, on était confronté à une espèce d’ “Y”, soit la vertu de persévérance, soit la vertu de bifurcation.
Et je vais vous donner des exemples, notamment le Général de Gaulle.
Aujourd’hui, bien sûr, on a en tête cette figure absolument immense du Général de Gaulle mais on ignore souvent quel fut son parcours.
Le Général de Gaulle, très tôt dans sa vie, il a une grande idée de la France et il veut se battre pour cette grande idée.
Quand survient la Première Guerre mondiale, il aimerait aller au combat mais voilà, il est fait prisonnier très tôt et il s’ennuie, je pense, dans un château.
Il s’ennuie, il est mort d’ennui et cette grande idée de la France, il ne peut pas la défendre.
Alors après ça, il va écrire des livres sur la stratégie militaire, paraît-il excellents. Il écrit extrêmement bien. Mais personne ne commande ses livres ou ne les achète, encore moins ne les lit.
Donc deuxième échec.
Puis survient la deuxième Guerre Mondiale. Et on a tous en tête l’appel du 18 juin qui, en réalité, est un échec supplémentaire. Il y a 300 têtes qui arrivent, des marins, des gens qui, oui, ont répondu à son appel mais ce n’est pas l’appel qui est déterminant. Donc le Général de Gaulle, une fois de plus, essuie un échec.
Quand, beaucoup plus tard, on lui demandera comment il a trouvé la force de persévérer malgré ses différents échecs, il dira cette phrase assez intéressante :
“Je m’y étais habitué”

On peut s’habituer à l’échec?

Oui, comme si tu étais désensibilisé.
Comme les chevaux de la police montée, on les désensibilise puis on peut les envoyer en manifestations. Ils ont tellement vu de choses, qu’ils sont OK quoi. Il n’y a plus grand chose qui les effraient.
Et bien le Général de Gaulle s’était habitué à échouer.
C’est vrai que quand tu constates la vie de personnes qui ont des trajectoires assez linéaires : bon à l’école, bon à l’université, cadre tout à fait performant dans leur entreprise – ce qu’on appelle aussi le triomphe des moyens-bons – ces trajectoires linéaires, souvent, quand elles arrivent, quand elles aboutissent quand même à un échec, c’est extrêmement violent parce que la personne ne l’a jamais vécu avant et ne sait pas comment y être confronté.
Au demeurant, une dépression, c’est aussi un échec mais c’est un échec intéressant qui nous raconte quelque chose de nous.
Soit, ici dans le cas du Général de Gaulle, on a bien une vertu de persévérance, une personne qui a persévéré. Puis il arrive à Paris, il est acclamé. Les américains voulaient plutôt promouvoir, si je ne me trompe, le Général Giraud puis finalement c’est de Gaulle qui va avoir accès à ce destin extraordinaire que l’on connaît.
Par contre, on a d’autres exemples de bifurcation, notamment, Michel Tournier, l’auteur notamment de “Vendredi ou les Limbes du Pacifique” ou “Le Roi des Aulnes”, prix Goncourt à l’unanimité.
Michel Tournier, au départ, son rêve, son grand projet, c’est de devenir professeur de philosophie dans une fac à Strasbourg. Il maîtrise très bien l’allemand, c’est un spécialiste du philosophe Leibniz – c’est un excellent philosophe – et donc, il se présente à l’agrégation. Une fois, deux fois, trois fois…
Cinq fois il présente l’agrégation, cinq fois il se plante, cinq fois il échoue.
Après la cinquième fois, on lui dit : “Monsieur Tournier, vous ne pouvez plus présenter l’agrégation” et fi donc de ses rêves de fac de philo à Strasbourg.
A l’instar de de Gaulle que je citais juste avant, Tournier s’ennuie et il pond “Vendredi ou les Limbes du Pacifique”. Il deviendra l’un des auteurs les plus lus en France au siècle dernier.
Ici, on est bien dans la bifurcation, exactement comme Monsieur Honda.
Monsieur Honda, dont le rêve absolu est de devenir cadre chez Toyota, qui se présente à l’entretien d’embauche et qui est mauvais, avec des réponses indignes de son intelligence. Comme il n’est pas repris chez Toyota, presque par dépit, il crée la motocyclette Honda, encore une fois avec le succès que l’on connaît.
Et je termine, puisque je viens d’évoquer la persévérance selon de Gaulle, la bifurcation selon Tournier ou Honda – j’aurai encore un exemple qui va te plaire, toi qui aimes les chanteurs de vertu de persévérance – mais on peut se demander : “Quid d’une analyse, d’une lecture psychanalytique de l’échec ?”
Par exemple, est-ce que quand Tournier échoue à cinq reprises à l’agrégation de philo, est-ce que son désir inconscient n’est pas tellement puissant qu’il finit par avoir le dessus sur le désir conscient et le fait échouer ?
On parle en psychanalyse d’un acte manqué, quand l’inconscient s’exprime, ici, en l’occurrence à travers cinq échecs successifs.
Est-ce que Monsieur Honda n’est pas victime lui aussi victime – heureuse victime – d’un acte manqué, celui d’échouer à l’entretien d’embauche chez Toyota ? Est-ce que son désir inconscient n’a pas été tellement plus fort ?
Et je termine par une jolie histoire qui va te plaire, même si cette Minute est un peu plus longue que d’habitude, c’est Barbara.
Barbara qui pendant dix ans va être vraiment la risée de toutes les scènes.
Je pense qu’elle peinera à aller au bout de trois chansons, elle va essuyer des quolibets, peut-être même des tomates mais elle persévère, elle persévère, elle persévère …
Elle retourne à Paris – elle a tenté sa chance en Belgique sans succès – elle part à Montmartre, elle passe une audition dans un cabaret. On lui dit : “Je vous embauche… en cuisine !”
Résultat, la voilà en cuisine qui va rencontrer Boris Vian, qui va rencontrer Mouloudji et qui va devenir la vedette que l’on connaît.
Encore une fois, vertu de persévérance.
Et vous, mesdames et messieurs, qu’allez vous faire de votre échec ?
Persévérer comme de Gaulle, comme Barbara? Bifurquer comme Tournier, comme Honda ?
A vous de voler, avec les Aigles !

 

 

 

 

C’est quoi l’amour ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

Une question tellement vaste, simple et compliquée à la fois…
C’est quoi l’amour ?

Aujourd’hui, chers auditeurs, je vais me faire le porte parole, très humblement bien sûr, d’un grand philosophe contemporain, André Comte-Sponville, que j’ai eu le bonheur de rencontrer, la chance aussi, peut-être le privilège d’avoir comme intervenant ces derniers temps à Solvay en l’occurrence et il nous a délivré un cours magistral qui m’a énormément inspiré, impacté.
De quoi allons nous parler aujourd’hui ? De qui ?
De Platon, d’Aristote et de Spinoza. Donc surtout restez avec nous, ne vous enfuyez pas parce que je viens de citer trois philosophes. Vous allez voir, c’est plus simple que ces noms pourraient le laisser entrevoir.

Dans un ouvrage remarquable, “Le Banquet”, Platon, faisant parler Socrate, va nous expliquer ce qu’est l’amour.
Je vous la fait courte : l’amour c’est le désir, le désir c’est le manque.
Comblez le manque, le désir disparaît et l’amour le suit. Plus de désir, plus d’amour.
C’est intéressant, parenthèse, de se dire qu’aujourd’hui – je pense notamment à l’éducation que reçoivent les enfants, un auteur d’ailleurs avait écrit un ouvrage il y a quelques années qui s’intitulait, de mémoire, “nos enfants manquent de manque” – que nos enfants manquent de manque.
Et bien oui ! Parce que s’ ils n’ont pas le temps de vivre un manque, que vous l’avez déjà comblé ou anticipé et bien vous tuez tout désir.
J’avais même déjà dit à des jeunes couples qui convolaient en justes ou injustes noces : “Surtout, les amis, si vous voulez que votre couple dure, entretenez ce manque. Entretenez le !”
Comte-Sponville dira même : si votre mari vous dit, après 15 ans, “je t’aime comme au premier jour”, certes, c’est romantique mais c’est un pur mensonge.
Quant au désir, il est très intéressant de se référer ici à Aristote et à Spinoza.
Aristote, IVe siècle avant Jésus-Christ, Socrate, XVIIe siècle. On est alors en Hollande. C’est un juif émigré en Hollande. Spinoza, grand philosophe du bonheur, on peut le dire.
C’est amusant, comme à des siècles de distance, ces deux personnages hors du commun vont nous tenir à peu près le même langage.
Aristote nous dira: “le désir est l’unique force motrice “.
Quant à Spinoza, il se fend d’un: ” le désir est l’essence même de l’homme”.
Et c’est vrai. Si vous farfouillez dans votre mémoire, à quel moment avez-vous été capable de grandes choses, de vous surpasser ? Sûrement parce que vous étiez mû par un immense désir.
A quel moment avez-vous été capable de perdre du poids ? D’enfin vous mettre à ce sport alors que vous repoussiez, vous postposiez sans arrêt la date de cet abonnement à la salle ? Parce que vous étiez extrêmement amoureux.
Tomber amoureux, je parle du moment de la chute. Pendant la chute, vous êtes à peu près capable de tout tellement le désir est puissant.
Ce qui amène Comte-Sponville, carrément, à parler aux managers et aux marketeurs – moi je vais m’adresser à tout un chacun – et à dire au manager : “Vous êtes le professionnel des désirs de vos collaborateurs”.
Si vous êtes marketeur ou vendeur, vous êtes le professionnel des désirs de votre client.
Et moi je vous dis, chers amis, vous êtes le professionnel des désirs de l’autre.
Et ça fera l’objet d’une autre Minute du Coach.

 

 

 

 

 

Nos échecs sont-ils vertueux ? – 1ère partie

 

Sud Radio, la Minute du coach

 

Pablo :  Fabian, bonjour.

Fabian :  Bonjour Pablo !

Bienvenue pour cette séquence que vous suivez, très nombreux, chaque semaine sur Sud Radio, avec Fabian Delahaut.
Nos échecs sont-ils vertueux ? Alors ?

Quelle question !

Et oui !

Figure-toi que j’ai eu la chance de rencontrer Charles Pépin, qui est un philosophe français.

Quelle chance !

Oui, c’est un vrai bonheur. Un philosophe accessible, lisible et que je recommande, notamment – parce qu’il a écrit plusieurs livres vraiment excellents – je recommande notamment à nos auditeurs “Les vertus de l’échec”, qui est déjà un titre extrêmement intéressant.
Est-ce qu’un échec peut-être vertueux ?
Et on apprend…

Il paraît qu’on avance dans la vie en se plantant, finalement.

On n’avance que comme ça.
Par exemple, le petit bout d’homme, le bébé quand il naît, il est complètement prématuré. Alors que le petit poulain, lui, est tout de suite sur ses gambettes et prêt à déguerpir et à fuir un prédateur.
Le bébé idéalement, selon les biologistes, il lui faudrait 18 à 21 mois. Mais comme il naît parfaitement prématuré, il va tenter pendant un an de se mettre debout et ça lui vaudra 2000 essais environ.

C’est énorme !

2 000 essais !
Tu vois le fameux adage “L’erreur est humaine mais persévérer est diabolique” ?
Souvent, quand on le prononce, on pense : “c’est normal qu’un homme fasse des erreurs”.
En réalité, ça vient de cela, du fait que nos apprentissages sont basés sur nos erreurs, sur nos échecs.
Si on procède à une lecture épistémologique de l’échec et qu’on se réfère, notamment, à Gaston Bachelard quand il rédige sur la formation de l’esprit scientifique : que dit-il ?
Que tout progrès, en l’occurrence scientifique, est une rectification de l’erreur initiale.
Et on pense bien sûr à Thomas Edison et à ses 10 000 essais avant d’inventer l’ampoule.
Bref, ce que je veux vous dire, c’est qu’il y a une manière de saluer, voire de célébrer l’échec qui nous permet de le transformer en échec vertueux.
Ce n’est pas toujours vertueux !
Il y a 5 conditions pour qu’un échec soit vertueux. Est-ce que ces cinq conditions t’intéressent Pablo ?

Mais évidemment.

Chouette.

La première ?

La première condition, c’est qu’il n’y ait pas de déni de l’échec.
Par exemple, on entend souvent, dans les médias, notamment sur Sud Radio, que tel grand patron d’entreprise a été licencié parce qu’il a mal fait son travail, en tous cas que l’entreprise ne fonctionne pas bien et pourtant il s’en sort avec un parachute doré.
L’entreprise va mal, on a licencié à tour de bras et cette personne s’en tire avec des millions à la clé. Ça, c’est vraiment une institutionnalisation de l’échec.

Donc pas de déni ? Il faut être dans l’acceptation ?

Oui, absolument !
L’échec, l’avantage de l’échec est qu’il nous confronte au réel. On se cogne contre le réel.
Alors que les grands succès… Toi qui côtoie de nombreux artistes, de grandes vedettes même, des stars, tu as certainement déjà entendu certaines d’entre elles te dire, alors qu’elles vivaient un grand succès : ” Je ne réalise pas, je ne comprends pas bien ce qui m’arrive”.
Alors que l’échec, quand tu le vis, tu réalises tout de suite.
Le succès peut te mettre dans une forme, dans un état de lévitation. Et effectivement, tu ne te rends pas compte de ce qui survient mais l’échec, lui, te ramène à la terre.
Je reviendrai un peu plus tard sur cette notion-là.
La deuxième chose, c’est qu’il ne doit pas y avoir d’identification. Je ne suis pas mon échec. J’ai raté mais je ne suis pas un raté. C’est très important de dissocier les deux.
La troisième raison : je dois interroger mon échec. Je dois le questionner.
Qu’est ce qu’il me raconte ? Est-ce que si j’échoue cela veut dire que je dois persévérer ? Continuer vers mon objectif, vers mon but ? Est-ce que je dois bifurquer ?
Là encore, je reviendrai lors d’une prochaine Minute du Coach sur ces deux options qui s’offrent à nous.
Quoi qu’il en soit, c’est extrêmement difficile de s’interroger, d’interroger ses échecs tout seul. Le mieux est encore de se faire aider par un coach, un thérapeute. En tous cas quelqu’un qui va nous éviter de tourner dans la roue comme un hamster.
La quatrième condition, elle ne dépend pas de nous, malheureusement. C’est lié à l’environnement.
Est-ce que dans notre environnement l’échec est perçu, est vécu comme une tare?
Souvent c’est bien le cas, notamment dans l’enseignement. Ou est-ce qu’à contrario on va le célébrer à l’instar de ce qui se passe aux Etats-Unis.ç
Si tu te souviens, quand Michaël Jordan jouait en NBA, souvent on le présentait travers ses succès et on disait de lui que c’était l’une des personnes, l’un des joueurs qui avait le plus raté de paniers mais aussi l’un de ceux qui avaient le plus marqué de paniers.
Aux Etats-Unis, quand un entrepreneur fait faillite, les banquiers le suivront quand même en pensant : “il a appris, ce sont des erreurs qu’il ne commettra plus”.
Ici, chez nous, fais faillite et tu as une croix rouge sur la tête. Ça va être très dur pour toi, tu vas en baver.

Et la dernière, c’est la cerise sur le gâteau.

Oui, elle est très intéressante : il n’y a d’échec vertueux que si tu as osé, que si tu as fait preuve d’audace.
Je prends un exemple : tu es à une soirée et tu vois cette personne qui te fait vibrer, qui t’envoie des papillons dans le ventre. Tu as envie d’y aller puis tu n’y vas pas. Tu n’as pas cette audace-là, tu n’as pas ce courage-là, puis cette personne s’en va…
Il y a échec parce que tu n’auras jamais pu la rencontrer. Et en plus, tu n’auras pas osé.
Double peine, dit Charles Pépin.
Bon Vol avec les Aigles !

 

 

 

 

Que dites-vous quand vous ne le dites pas ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

Que dites-vous quand vous ne le dites pas ?
C’est le thème du jour. Compliqué ? Ou simple?

Les deux à la fois !

Tu n’aimes pas les choses simples…

Si, mais simple ne veut pas dire facile.
Ce n’est pas parce que c’est simple que c’est facile. Ce n’est pas parce que c’est facile que c’est simple. C’est simple de faire un régime, ce n’est pas facile de renoncer à la mousse au chocolat de ma mère. Mais ça, je l’ai déjà expliqué ici, je n’y reviens pas.
Non, ce que je veux dire, c’est qu’il y a, bien sûr, dans un message, la première couche, les mots, et puis il y a toutes les sous-couches.
Moi, en tant qu’acteur et en tant qu’Eagle Coach, ce qui m’intéresse par-dessus tout, ce sont les sous-couches. Et plus on creuse, plus ça devient intéressant.
Notamment : quel est l’objectif du message ? Qu’est-ce que je ne dis pas quand je dis autre chose que ce que je dis ?
Je donne un exemple et même plusieurs.
L’un de mes amis me raconte qu’un jour, il s’est fait draguer par une jolie femme beaucoup plus jeune que lui et il n’a pas été émoustillé, mais flatté. Donc le soir, il raconte l’anecdote à
sa femme qui, m’explique-t-il, est heureuse pour lui et il est content de partager ça.
Et moi, je ne peux pas m’empêcher de lui dire : “Tiens, c’était quoi ton objectif en lui disant ça ?”

La rendre jalouse, un peu ?

Alors non. Il m’a dit : “Bah pourquoi ? On n’est pas obligé d’avoir un objectif à chaque fois qu’on communique”.
Je lui ai dit : “Que tu le veuilles ou pas, il y a un objectif. Quand tu communiques, tu le fais pour une bonne raison. Mais peut-être que tu fais mouche alors que tu sembles annoncer faire mouche ailleurs”
Par exemple, le message pourrait être, explicitement : “Ma chérie, vois à quel point je suis transparent et authentique. J’ai été dragué par une jolie jeune femme. Tu sais à quel point je t’aime, c’est d’ailleurs pour ça que je te raconte sans ambages cette historiette qui n’a finalement que peu d’importance.”
Mais, quel est le message implicite?
“Ma cocotte ! Je suis encore séducteur ou séduisant – ce qui n’est pas la même chose – même à mon âge !”

Je ne suis pas encore périmé !

“Je ne suis pas périmé, fais gaffe ! Sache que tout peut arriver ! Maintiens-toi à mon niveau !”. Peu importe ce que le message peut être implicitement, je trouve ça intéressant.
Et moi, perso, ce genre de message, je ne l’aurais pas divulgué, je l’aurais gardé pour moi.
Ou alors un autre exemple, cet ami, que tu n’as pas entendu depuis des lustres et qui soudain se rappelle à ton bon souvenir : “Ah Pablo, comment vas-tu?”
“Bah très bien ! Qu’est-ce que tu deviens Florent? ” J’ai dit Florent, mais ce n’est par lui que je pense.
Puis subrepticement, cet ami commence à t’annoncer l’une de ses grandes victoires.
Ou alors il a gagné énormément d’argent parce qu’il vient de revendre son entreprise ou il a obtenu un diplôme avec les félicitations du jury, ou que sais-je.
Finalement l’appel n’était pas tant pour prendre de tes nouvelles que pour aller raconter ses faits de gloire. Mais de nouveau, c’est tout ce que je dis sans le dire. Et ça ne me gêne pas qu’il vienne raconter, narrer ses exploits. Ce n’est pas ça qui me gêne.
Ce qui me gêne, finalement, si toutefois quelque chose doit me gêner dans l’histoire, c’est : “Quid de l’authenticité là-dedans? Quid de ce contact entre êtres humains?”
Est-ce que je ne peux pas simplement dire les choses ?
“Je t’appelle parce que j’ai envie de partager avec toi quelque chose qui vient de m’arriver. Je suis tellement tourneboulé moi-même que je souhaite le partager avec quelqu’un qui compte pour moi et tu comptes pour moi”
Je trouve ça plus plus honorable et plus humain.

Merci Fabian, pour cette Minute du Coach, en replay sur sudradio.be

 

 

 

 

Comment offrez-vous des cadeaux à vos amis ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

Comment offrez-vous des cadeaux à vos amis ?
C’est un peu la continuité d’une précédente Minute du Coach où l’on apprenait ce qu’était l’amour.

Oui. Et je terminais cette Minute en disant – en m’appuyant sur Platon, Aristote, Spinoza et surtout André Comte-Sponville – je disais : “Soyez le professionnel des désirs de l’autre”.
Explication à travers des exemples, éventuellement des anecdotes personnelles.

Répète la phrase ? “Soyez … “

“… le professionnel des désirs de l’autre.”
D’où la question qui s’impose : Comment offrons-nous des cadeaux à nos amis, aux gens que nous aimons?
J’ai souvenir d’un anniversaire… Je me demande même si tu n’étais pas présent, je crois que oui. J’avais invité des tas d’amis, et deux amis – qui peut-être vont entendre cette Minute, je les adore au demeurant mais je vais quand même le dire – qui me connaissent depuis des décennies et qui savent que, de ma vie, jamais je n’ai bu une goutte d’alcool, jamais. Ils m’ont offert, l’un une bouteille de pinard, l’autre du pinard et du champagne. Chouette !
Et je me suis dit : “Mazette, ils me connaissent quand même ! Ils savent que je ne vais pas consommer”
Et du coup, je me suis fait un film, je me suis mis à fantasmer. Je les imaginais: “Ah oui mince, il y a l’anniversaire de Fabian aujourd’hui. On n’a pas de cadeau… Oh une bouteille de pinard ça fait toujours plaisir !” Voilà ce que je me suis imaginé. Peut-être me suis-je trompé, c’est une présupposition. Quoi qu’il en soit c’est bien ce que j’ai reçu.
Et ce même jour, ma sœur et son compagnon m’ont offert un t-shirt et sur ce t-shirt, chaque fois je suis ému quand j’en parle, il y a une photo de ma pouliche, Shadow, et moi, avec son nom en dessous. Oh, ça n’avait pas dû coûter beaucoup d’argent. Par contre, ça avait dû coûter beaucoup de temps et d’ingéniosité. Parce qu’il fallait pouvoir trouver la photo, la faire imprimer etc… Et je me suis dit: “Ça, c’est le cadeau de l’amour. C’est quelqu’un qui m’aime”.
Alors je ne dis pas que les autres ne m’aiment pas, bien sûr que c’est le cas aussi ! Simplement ce jour-là, ils se sont un peu moins mobilisés. Mais la question, alors, que je pose : “Vous quand vous offrez des cadeaux, vous vous y prenez comment ?”
Est-ce que vous dites, comme si tu avais ton anniversaire demain, Pablo, et je te disais : “Tiens, Pablo, pour ton anniversaire, surtout tu me donnes ta liste !”
Moi aussi je fais ça, remarquez, mais si je te demande : “Donne moi ta liste de cadeaux”, comme ça je suis sûr de pas me tromper, je suis sûr que je te ferai plaisir.
Mais dans le sous-texte, la phrase “donne moi ta liste”, qu’est-ce qu’elle raconte? Qu’est-ce que je raconte dans tout ce que je ne dis pas ? Qu’est ce que je dis dans ce que je ne dis pas ?
Je dis ceci: “Mon cher Pablo, comme tu n’es pas quelqu’un de très important pour moi, je te demande ta liste car, tu comprendras, je n’ai nulle intention de déployer quelque énergie que ce soit pour trouver un cadeau qui va te faire plaisir.
J’ai autre chose à faire alors, s’il te plaît, épargne moi les heures de recherche dans les magasins et autres, facilite-moi le travail…

Allons à l’essentiel.

Voilà ! Que je puisse m’acquitter de ce cadeau. Voilà ce que moi j’entends.
Et malheureusement je pose aussi la question : “Est-ce que tu as une liste ?”
Je trouve ça détestable rien que d’y penser.
Alors si vous aimez quelqu’un, et bien simplement, cherchez le cadeau qui va lui plaire.
C’est ça être le professionnel des désirs de l’autre.

 

 

 

 

Comment vendre sans être vendu ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

Pablo :  Comment vendre sans être vendu ? Vendre quoi tout d’abord ?

Fabian :  C’est une excellente question parce que les auditeurs pourraient penser “Moi ça ne me concerne pas, je vends rien” . Mais si les amis nous vendons tous, tout le temps.

On se vend !

Absolument ! On vend une idée, on vend un projet.
“On va au cinéma les gars ?
Oh non pas au cinéma, pas ce soir”
Et si on allait manger au grec?
Non, je préfèrerai italien”
Bref, on n’arrête pas de vendre.
Quand vous êtes à un examen, si vous êtes étudiant, vous vendez votre réponse au prof. Que vous le vouliez ou pas c’est comme ça. Et, pour vendre, l’un des secrets de la vente…

La séduction.

Si tu veux mais c’est…

La manipulation !

Oui, alors résolument oui !
D’ailleurs, tu sais que les meilleurs vendeurs sont des psychopathes ? Pourquoi ?
Parce que les psychopathes suivent leur script à la lettre.

Ce sont des pitbulls aussi.

Ce sont des pitbulls donc ils vont vraiment au bout de la chose. Donc ce sont les meilleurs vendeurs qu’on puisse trouver. D’ailleurs le monde entier en général !
Durant toute l’histoire de l’humanité, les hommes se sont passionnés pour les psychopathes, les ont ovationnés. Ils sont devenus des idoles.
On va admirer Napoléon, admirer Alexandre le Grand, on va même admirer Dutroux ! Il a des admirateurs, c’est complètement fou, mais c’est comme ça, soit !
Et dans le monde des entreprises, le taux de sociopathes, notamment les banques, est beaucoup plus élevé qu’ailleurs par exemple. Parce que pour arriver à des
hautes sphères en entreprise, il ne faut pas avoir peur de couper des têtes et donc émotionnellement faut pas être atteint. Les gens comme nous deux, par exemple, c’est foutu ! On ne peut pas arriver à…

On ne saurait pas vendre nos mères.

Ahahah ! Non, certainement pas.
Mais ce sur quoi je voulais insister, c’est que le bon vendeur …
“Ah Pablo, je te trouve une mine superbe aujourd’hui, vraiment ! Et cette écharpe te va à ravir !”

Je sais !

Je vois un sourire qui se dessine sur ton visage.
Je viens de t’envoyer de la dopamine gratos.

Tu viens de me flatter

Oui, alors la flatterie …
Ça aurait pu être un compliment, ça aurait pu être sincère. Là, en l’occurrence, c’était une flatterie.
Tout ce que je voulais, c’était de t’injecter de la dopamine gratuitement. L’hormone du plaisir.
Si je dis que tu es très beau, très intelligent, je t’envoie encore de la dopamine. Ça fonctionne à chaque fois. Même si tu sais que j’utilise cette technique pour te l’envoyer, ça va toujours fonctionner.
Et le bon vendeur, notamment, entre autres choses, il va envoyer de la dopamine à ses clients.
Là où j’attire votre attention d’où le titre “comment vendre sans être vendu ?”
Quand nous vendons, nous devons vendre au “Système 1” de notre interlocuteur.
Ça veut dire quoi ? Je l’ai déjà évoqué ici même mais peut-être que les auditeurs ont oublié.

Pour rappel…

Notre cerveau, comment fonctionne-t-il ? Il fonctionne, selon Daniel Kahneman qui a eu un prix Nobel pour justement tous ses travaux à ce sujet, il fonctionne avec la pensée rapide qui est émotionnelle, “Système 1” – aujourd’hui les scientifiques diront “Type 1” – et la pensée lente, rationnelle, “Système 2”. Aujourd’hui on parlera de “Type 2”.
“Système 1” ne coûte aucune énergie.
“Système 2” est très paresseux et en même temps, quand on le mobilise, quand on le sollicite, ça génère, ça demande, ça exige beaucoup beaucoup d’énergie. Si mes phrases sont longues, complexes parce que mon vocabulaire est soutenu, j’exerce une surcharge cognitive sur les auditeurs et cela les fatigue. C’est donc beaucoup plus compliqué pour moi de leur vendre quelque chose si mon discours a été complexe.
J’ai pris cet exemple : 2+2 = 4
C’est instantané, “Système 1” peut répondre.
17 x 44 il faut absolument que “Système 2” rentre dans la danse.
Et donc, ce que je voulais vous dire, c’est que si vous voulez vendre, vous devez parler au système 1 de votre interlocuteur. Donc des phrases simples, courtes, beaucoup d’émotions et des mots surtout très faciles avec évidemment des changements dans les intonations de voix, etc… Envoyer de la dopamine.
A contrario, si vous voulez éviter que l’on vous vende, mettez-vous en recul. La posture du recul, la posture de la distance. Activez votre système 2 pour que votre système 2 soit vigilant

Aware

Absolument, waouh ça me plait beaucoup quand tu dis ça. Et, ce sur quoi je vais terminer, c’est que l’hormone du plaisir, c’est bien la dopamine, on parle aussi de neurotransmetteur.
Le neurotransmetteur du bonheur, c’est la sérotonine. On parle alors d’un état de bien-être à
beaucoup plus long terme. Ce que l’on sait moins, c’est que la dopamine contrecarre la sérotonine et donc je vous invite de temps en temps quand même, pour surgir hors de la médiocrité, d’activer votre système 2 plus souvent que de raison et de viser la sérotonine, le bonheur à long terme. De ne pas hésiter à renoncer à des petits plaisirs à court terme pour de plus grands bonheurs à long terme.

 

 

 

Sus à la médiocrité

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian

Fabian :  Salut Pablo

“Sus à la médiocrité”. Mais encore?

La médiocrité, c’est la moyenne, c’est le milieu de la courbe de Gauss, c’est là où on se situe le plus souvent…

Oui mais il y a des gens qui se sentent bien dans la médiocrité !

Et alors ?

Oui ?

Et alors ? On se sent bien aussi devant une série addictive sur Netflix dans un canapé, on se sent bien à avaler trois hamburgers à la suite et puis un morceau de tartelette au caramel.
Oui, bien sûr, on peut se sentir bien dans des tas d’occurrences. C’est pas pour ça que c’est louable. C’est pas pour ça qu’on va mettre en exergue le fait de se sentir bien parce que simplement, on est en train de ne rien foutre et de “légumer” et de rien faire de son instant, rien
faire de son existence.

Je te sens en colère, Fabian.

Un peu en colère. Nous sommes des êtres humains, nous avons une conscience, nous avons une lucidité. Enfin, quelques-uns ont un certain degré de lucidité, dont René Char disait “la lucidité est la blessure la plus proche du soleil”.
Mais soit, c’est pas le propos.

Pourquoi ? Parce qu’elle brûle ?

Oui ! Tu sais que le seul animal capable de regarder soleil en face c’est l’aigle ?
Ce que je veux aborder aujourd’hui, c’est les différences qui peuvent exister entre être bon, excellent ou inarrêtable. En anglais on dira “unstoppable”.

“Unbreakable”

Oui, aussi ! Quel accent, fameux.
Quand tu lis – et c’est un exercice que je conseille volontiers aux auditeurs – quand tu lis les biographies de grands champions… Je dis vraiment de très très grands champions, j’entends “légendes”: Michael Jordan, Rafael Nadal, que j’ai déjà cité ici-même, …

Mohamed Ali

Mohamed Ali… Tous ces gens qui ont su aller bien au-delà de leurs propres capacités.
On se rend compte que c’est au niveau du mental que beaucoup se joue et qu’ils sont capables d’aller beaucoup plus loin que la plupart des autres, d’être beaucoup plus dur au mal. C’est leur endurance face au mal qui est bluffante. C’est leur capacité à aller au-delà de la douleur. Presque à faire de la douleur, … Je pense au pied gauche de Rafael Nadal qui le fait tellement souffrir mais qui ne l’empêche pourtant pas de gagner des tournois.
Quand je vois autour de moi.. Encore tout à l’heure, j’entendais une dame qui me disait: “Telle cliente n’est pas venue parce qu’elle a vomi”. Bon, voilà, je vomis donc soudain le monde entier s’arrête. Je suis au lit, je ne peux plus bouger mais la belle affaire !
Ça me fait hurler de rire. Il y des années, je jouais au théâtre un 31 décembre. J’ai voulu me lever le matin, impossible, j’avais un lumbago terrible. On est venu me faire une piqûre de Diprophos et le soir je jouais devant 200 personnes, point à la ligne.
Quand on est capable de s’arracher …
En fait pourquoi est on capable de s’arracher quand on a un grand pourquoi ?
Il y a des années – encore une anecdote mais vous allez comprendre – je formais à Bruxelles.
Pour arriver à Bruxelles et être prêt – étant donné que Bruxelles est une ville qui ne te veut pas quand tu viens de province, tu dois passer à 5 heures du matin quand elle est encore endormie, qu’elle ne sait pas que tu arrives et puis le soir elle veut plus de lâcher, elle te garde dans ses embouteillages à la con – enfin soit, de nouveau je m’emporte et je me révolte.
Donc j’étais là à 6h20, sous mon sac de couchage, c’était l’hiver. A 9 heures, j’attendais les participants. Personne. 9h15, personne. 10h, personne. 10h15, il y en a un qui arrive. Et là, Pablo, chers auditeurs, je comprends quelque chose d’hallucinant.
Je découvre un fait que j’ignorais : pour arriver à Bruxelles, il y a des embouteillages. Sans blague !
Alors je leur ai dit ceci, puisqu’on était pas très loin de Zaventem, et que, si vous voyagez en long courrier, vous devez arriver trois heures à l’avance, j’ai dit : “Si vous aviez un avion à 12 heures qui vous emmène aux Seychelles et que vous deviez être à Zaventem à 9h, est-ce que vous auriez dit “désolé”, à l’hôtesse, “il y a des embouteillages, je suis arrivé en retard”?”
Bien sûr que non, vous seriez arrivé à l’heure, que vous ayez vomi avant ou pas.
Quelle est votre capacité à vous rebeller contre vous-même? Jusqu’où êtes vous capable d’aller ? Et quand un jour, vous avez un peu la migraine et vous dites “Aujourd’hui, je pas aller au sport parce que j’ai un peu la migraine”. C’est rien que ça qui vous arrête ?
S’il n’y a que ça qui vous arrête, les amis, alors vraiment vous risquez d’avoir une vie très inintéressante, vraiment pétrie de médiocrité et je ne vous envie alors pas.
Par contre, si vous êtes capable de vous rebeller contre vous-même, d’être dans la maîtrise de soi – que j’évoquais ici quand je citais Nietzsche il y a quelques semaines – alors vous allez dépasser votre propre condition vous serez un Aigle.
Et c’est tout ce que je vous souhaite!

Tout est dans la tête, Fabian ?

Beaucoup en tous cas .

Merci pour cette Minute du Coach !

 

 

 

3 conditions impératives pour déléguer !

 

La délégation est LA clef qui permet de transformer une activité en entreprise.
LA clef qui vous transforme vous en stratège… et vous évite des semaines infernales, tantôt au four, tantôt au moulin.

Pour déléguer avec efficacité, je vous invite à vérifier 3 ingrédients.

Ça fonctionne aussi dans votre vie privée… Vous le verrez dans mon exemple :

1. Le QUOI : la personne à qui vous déléguez a-t-elle un objectif précis et concret. Sait-elle exactement quoi faire ?
Exemple : Simon, 18 ans, connaît son objectif : réussir sa session d’examens et obtenir son diplôme de l’enseignement secondaire.

2. Le COMMENT : a-t-elle la capacité ? Sait-elle exactement comment faire pour atteindre l’objectif ?
Exemple : a-t-on appris à Simon comment on apprend ?

3. Le POURQUOI : enfin, possède-t-elle la volonté ? Sait-elle pourquoi il est important d’atteindre ledit objectif ?
Exemple : Simon croit-il qu’il doit réussir pour vous faire plaisir ? Parce que l’école est obligatoire ? Ou pour lui, son propre épanouissement ?

Si ces 3 éléments sont réunis, la personne à qui vous déléguez, ou votre fils Simon, sera autonome. La délégation est donc possible.

Sinon… soignez votre communication !

Mise en garde : le plus souvent, on remarque que le 3e élément est déficitaire. Le manque de volonté est criant.

Et c’est bien à vous de le combler. En utilisant les bons stimuli, les mots qui font mouche.

Or, les mêmes mots ne font pas mouche chez chacun.
Il faut des clés différentes pour ouvrir des serrures différentes.
Donc bien connaître les gens. Donc pratiquer l’empathie.

Trouvez ces clés et vous obtiendrez, de vos collaborateurs,
de votre fils Simon, non pas un « Devoir Faire »
mais bien un « Vouloir Faire » !

Et vous ?

Élément 1 : Votre objectif est-il de décupler vos ventes ?
De transformer votre activité en machine à cash ?

Élément 3 : Votre volonté est-elle celle de St-Georges
allant combattre le dragon ?

Élément 2 : Vous constatez qu’il vous manque des techniques,
les capacités nécessaires pour y arriver…

… Alors, découvrez un programme révolutionnaire fondé
sur les toutes dernières recherches scientifiques :

Eagle Sales Power !
En 5 jours intenses, vous deviendrez un véritable stratège, un as de la persuasion.
Vous maîtriserez toute la séquence de vente : de la stratégie digitale au face-à-face, quand il faut signer le contrat !

J’ai mis plus de 10 ans pour concevoir cette FormACTION unique.
Plus de 10 ans pour trouver les meilleurs experts, les meilleurs Eagle Coachs qui allaient composer ma dream team.

Déposez votre candidature… tant qu’il reste quelques places disponibles !

www.eagle-sales-power.com

J’allais oublier : lors de ce séminaire, nous travaillons sur un 4e élément majeur : QUI !

Qui êtes-vous ?

Avez-vous accès à votre plein potentiel…
… ou est-il verrouillé ?

Si vous avez l’impression d’être cloué au sol, d’être empêché de Voler, soyez l’un des privilégiés qui participera à la 4e édition d’Eagle Sales Power.

Parmi les 15 Eagle Coachs qui vous accompagneront, il y a des experts qui terrasseront vos croyances limitantes.
Briseront vos chaînes. Tout ce qui vous entrave.

Alors, définitivement, vous Volerez…
… avec les Aigles !

Et si vous étiez formé… par une Star de la télé !

 

Regardez Canal + à la rentrée, un soir vers 20h.

Vous y verrez un jeune homme aussi intelligent que sympathique, de coder l’actualité, décrypter les discours des personnages publics, politiques en tête !

Lui-même d’ailleurs, est devenu un personnage public.
Il a carrément sa page dans Wikipédia 🙂

Son nom : Clément Viktorovitch !

 

Le parcours de Clément est brillant :

  • Docteur en science politique (SciencePo Paris)
  • Spécialiste en rhétorique et négociation
  • Maître Praticien en hypnose
  • Enseignant à SciencesPo, l’ÉNA, l’ESSEC, l’Ecole de Guerre
  • Directeur de Politeia, l’Université des Savoirs Politiques
  • Chroniqueur politique sur Canal +

Le 6 décembre 2019, le célèbre magasine « Les Inrockuptibles », lui a consacré une double page :

« Clément Viktorovitch, l’intello qui remet des idées à la télé »

Et le 10 octobre prochain, il sera l’un des Eagle Coachs de notre programme Eagle Sales Power, à Chantilly.

Personnalité atypique, orateur hors du commun, aussi drôle que pointu, Clément a une solide expérience de terrain en matière de persuasion et d'influence.

A Chantilly, il nous dévoilera :

  • Les 7 secrets de la négociation
  • Des techniques simples et faciles pour convaincre en toutes circonstances

Son agenda étant serré, il s’agit de la dernière formation pro qu’il continue d’accepter.

Pour avoir accès à Clément, à moins d’être admis à SciencePo…
… inscrivez-vous Eagle Sales Power 😉

Toutes les infos sont ici :
www.eagle-sales-power.com

Attention : les places se sont envolées cet été…
… et l’étau se resserre pour celles et ceux qui hésitent encore…

Bon Vol avec les Aigles !

Pourquoi devrions-nous vivre en écrivains, même si nous n’écrivons pas ?

 

Eric-Emmanuel Schmitt est un romancier et dramaturge au succès planétaire.

 

« Vivre comme un écrivain, dit-il, c’est vivre une transformation intérieure.

C’est vivre en cherchant à chaque instant dans le réel, ce qu’il y a d’intéressant.

A ne jamais être lassé, à avoir l’impression chaque jour que c’est la première fois.

A se servir de son imagination non pas pour fuir la réalité, mais pour l’explorer.

Pratiquer l’empathie, comprendre le monde du point de vue des autres.

Comprendre ce qui vous arrive du point de vue des autres.

Faire tout ce voyage à l’intérieur de la complexité humaine.

C’est ça vivre en écrivain.

Flaubert disait qu’il faut bien penser pour bien écrire.

Bien écrire, c’est une manière de bien regarder le monde. Une manière de bien vivre.

L’écrivain est passionné.

Quand on est passionné, on ne compte pas son temps.

On a la patience de la passion.

Quand on est passionné, on n’est jamais fatigué.

Quand on est passionné, on recommence.
20 fois, 30 fois, 40 fois.

La patience de la passion est un sel important de l’existence.

L’écrivain, dans son processus créatif, est impliqué à chaque instant. Chaque.

Implication totale quand une idée vous envahit, quand vous rêvassez à cette idée. Que vous la laissez vivre en vous et accrocher les éléments de votre passé.

Implication totale quand vous la transformez en histoire.

Si vous êtes à chaque instant à ce que vous faites, vous ne serez jamais frustré. Vous ne serez jamais en train de penser à ce qui vous reste à faire.

Vous serez toujours dans l’exécution.
Dans l’instant.

Vous serez toujours dans la joie.

Qu’est-ce que c’est la joie ?

C’est le contraire de la tristesse.

La tristesse c’est le rapport au manque.
Il nous manque toujours quelque chose.

Il nous manque d’avoir fini, il nous manque des êtres,
il nous manque du temps, de l’argent.

Il nous manque toujours quelque chose.

La joie c’est le rapport au plein.

Être heureux d’exister. Être heureux de faire.
Être heureux d’accomplir.

Et si vous appuyiez sur la touche « Joie »
et pas sur la touche « Tristesse ».

Et si vous étiez toujours à ce que vous faites et profondément engagé dans ce que vous faites, plutôt que de penser à ce qu’il vous reste à faire ou à ce que vous n’avez pas fait.

On peut être un écrivain heureux.

On peut être un homme heureux. »

 

Si vous partagez le point de vue d’Eric-Emmanuel Schmitt, sans doute devrions-nous nous rencontrer.
Voler ensemble. Un bout de chemin, un bout de ciel.

Et pourquoi pas lors du programme le plus étincelant de la Eagle Academy : Eagle Sales Power.

Il a lieu du 7 au 11 octobre prochain à Chantilly.

Nous y cultivons le jeu au détriment de l’enjeu.
Nous y cultivons la légèreté.
Nous y cultivons la Joie.

Vous voulez Voler avec les Aigles ?

Cliquez ici : www.eagle-sales-power.com

Bon Vol et à bientôt !

Ps : Eric-Emmanuel Schmitt dirige une masterclass pour The Artist Academy. Je recommande et vivement !