Archives par mois de publication: novembre 2020

Êtes-vous votre plafond ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

C’est l’heure de la Minute du Coach, sur Sud Radio.
Soyez toutes et tous les bienvenus.
Êtes-vous bas de plafond ?

Êtes-vous bas de plafond ? Oui !

On n’y va pas de main morte, hein ?

Non ! Cette idée de Minute me vient d’un échange que j’ai eu hier avec un ami, qui m’expose la situation suivante et dans laquelle certains auditeurs risquent fort de se retrouver.
Il me dit : “Voilà, je ne suis pas très heureux dans mon travail”.
Il est maçon de formation, il n’a pas beaucoup de diplômes. Je suis convaincu qu’aujourd’hui, avoir un diplôme est certes un atout mais pas forcément toujours.
Mais soit, lui il le prend comme un handicap. Il n’est pas très heureux dans sa fonction et il aimerait en changer.
Mais il n’en change pas. Pourquoi ?
Parce que ce métier est stable, cela lui offre une sécurité financière et une grande stabilité.

Il n’est pas épanoui.

Mais il n’est pas épanoui.
Et donc il est complètement coincé, il se sent coincé pour être plus juste.
Quand je j’évoque dans le titre la notion de “bas de plafond”, en réalité je pense au “plafond de verre” et aux limites que nous nous prescrivons nous-mêmes.
C’est exactement ce qu’il fait. Il se prescrit une limite et il me dit, me décrète, me déclare :
“A partir du moment où j’ai un travail sécurisant financièrement, même si je ne l’aime pas, je ne prends pas le risque d’en changer”.
Ce à quoi j’ai rétorqué : “Cet argument pourrait tenir si tu étais immortel”.
Mais justement, si tu étais immortel, il ne tiendrait absolument pas.

Mais à partir du moment où tu es mortel, fini, alors ne pas être fou est une folie pure. Alors être raisonnable est absolument, parfaitement, déraisonnable.
Et ce que je veux pointer ici c’est la faculté que nous pouvons avoir, parfois, à nous prescrire des limites qui sont
impossibles à dépasser.
En tant que coach, je suis désemparé face à un de mes clients qui se fixe lui-même la limite et qui n’est absolument pas prêt à transpercer ce plafond de verre.

Que faut-il faire alors ? Sortir de sa zone de confort ?

Oui et déjà, je l’ai souvent pointé à ce micro, changer les mots.
Par exemple, il me dit : “Je suis quelqu’un qui a besoin de sécurité”. C’est pas exactement les mots mais ça aurait pu être ça.

C’est l’idée.

Et je lui dis : “Tiens, quelle est la couleur de tes yeux ?”.
Alors je vais le faire avec toi, Pablo. Quelle est la couleur de tes yeux ?

Brun.

Et bien, tu peux dire : “Bonjour, je suis Pablo, j’ai les yeux bruns”. Ça tu peux dire.
Quelle est ta taille ? Tu mesures combien, Pablo ?

1 mètre 70

Tu peux donc dire : “Je suis Pablo, je mesure 1 mètre 70”.
Et encore, tu ne pourras pas le dire toute ta vie parce qu’à un moment donné tu vas sûrement te tasser.
Mais si tu dis, par exemple : “Je suis Pablo, je suis soupe au lait”, moi en tant que coach, je vais dire: “Non, ça, ça ne tient pas”.
Parce que, que tes yeux soient bruns, que tu mesures 1 mètre 70, certes !
Que tu sois soupe au lait, ça mon ami, ça peut se travailler. Mais à partir du moment où tu le décrètes avec le verbe “Être” – je suis, Pablo, la personne soupe au lait – moi, là-dessus, contre ça, je ne puis rien du tout.
C’est une limite quasiment infranchissable.
Donc tout commence par le langage.
Et ici, il m’expliquait, en somme …
Je lui ai dit d’ailleurs : “Tu es comme la mouche au fond du bocal. Elle ne sait pas qu’il suffit de monter à la verticale pour s’en extraire. Tu ne le sais pas non plus. Tu t’imposes une limite qu’aucun coach ne pourra te permettre de franchir tant que tu ne l’auras pas décidé.”

 

 

 

Des mots millénaires qui nous éclairent

 

Sud Radio, la Minute du coach

 

Pablo :  Fabian, bonjour.

Fabian :  Pablo, bonjour.

Bienvenue sur Sud Radio, une nouvelle fois, pour ce rendez-vous Minute du Coach :
“Des mots millénaires qui nous éclairent”

Des mots millénaires… Oui, Pablo.
Empereur romain et philosophe, Marc Aurèle nous livre dans cet extrait de sa prière, l’un des piliers de la sagesse stoïcienne :
“Donne-moi la sérénité d’accepter toutes les choses que je ne peux changer, donne-moi le courage de changer les choses que je peux et la sagesse de distinguer les deux.”
Je vais me permettre de répéter ces quelques mots millénaires …

Il faut que ça rentre !

Pour que ça rentre.
J’imagine les auditeurs dans leur cuisine, dans leur salon, dans leur voiture.

Pas de panique, il y aura le replay à l’issue de cette émission !

Je les redis donc :
“Donne-moi la sérénité d’accepter toutes les choses que je ne peux changer, donne-moi le courage de changer les choses que je peux et la sagesse de distinguer les deux”.
Et vous, Pablo, et vous, chers auditeurs, décidez-vous de lâcher prise face à ce que vous ne pouvez pas changer ? Avez-vous le courage de changer ce que vous pouvez ?
N’oubliez pas que, pour changer ce que vous pouvez changer, vous devez d’abord accepter la chose pour pouvoir changer la chose.
Pour donner des exemples :
Accepter que j’ai pris du poids pour changer mes habitudes alimentaires.
Accepter que mon métier n’est qu’un gagne-pain dans lequel je ne m’épanouis pas pour pouvoir en changer.
Accepter que mon ouïe baisse pour consulter un oto rhino.
Etc, …
Je trouve que ces mots de Marc Aurèle sont d’une luminosité rare et, précisément, empreints d’une grande sagesse.
Est-ce que, de sagesse, nous ne manquons pas tant, aujourd’hui ?
Poser la question, c’est sans doute y répondre.
Et Pablo, tu me le disais récemment, les questions sont souvent bien plus riches que les réponses.

 

 

 

Etes-vous en train de réussir votre vie ?

 

Sur Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

Êtes-vous en train de réussir votre vie ? On aimerait avoir la réponse illico presto.
Comment est-ce possible de l’obtenir ?

C’est une question philosophique par excellence !
Est-ce que je suis en train de réussir ma vie ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ?
Dans mon métier d’Eagle Coach, de formateur, je donne – essentiellement à des chefs d’entreprise, à des indépendants – une grille d’analyse de leur temps pour vérifier qu’ils le consacrent aux bonnes choses, aux bonnes activités, celles qui ont un gros retour sur investissement.

Un gros impact !

Voilà, un énorme impact.
Ce qui leur évite de se perdre, de se dissoudre dans des activités qui sont peu rentables.
Et on appelle ces heures des “heures à 10.000 euros”.
Donc il y a des gens qui vont se perdre dans des heures à 10 euros. Par exemple, aller faire les courses. Je ne dis pas que c’est inutile mais enfin, ça fait pas pipi loin comme disait Laurent Voulzy.

Non, mais ça détend !

Si tu veux.
Puis il y a des heures à 100 euros, des heures à 1.000 et des heures à 10.000.
Les heures 10.000 euros, c’est quand vous effectuez des tâches à haute valeur stratégique.
Ce qui est intéressant, c’est qu’on peut transposer ce concept et remplacer le sigle “€”
par les lettres “UB” : “Unités de Bonheur”.
Et là, on se demande, en analysant son agenda: “Tiens, combien d’unités de bonheur étaient en jeu pendant ce moment-là ?”.
Combien d’unités de bonheur, par exemple, alors que nous enregistrons ces Minutes du Coach ?
Personnellement, comme on dit aujourd’hui, je kiffe à fond de faire ça avec toi. C’est un moment privilégié pour moi et donc pour rien au monde je ne changerais ce moment-là.
Mais quand on regarde, quand on scrute son agenda, ses journées, ses semaines et plus encore, on peut se demander: “Mais au fait, combien d’unités de bonheur ai-je accumulé aujourd’hui ?”
Et simplement se poser la question, c’est déjà étourdissant.
C’est étourdissant de se rendre compte, alors, que dans de nombreuses occurrences, on dilapide son temps à des choses futiles, vaines, qui n’amènent presque rien et dont on se passerait allègrement.
Si tel est le cas, il est rudement temps de changer, les amis, parce que ces moments-là ne reviendront pas.

Ces “Unités de Bonheur” se manifestent sous quelle forme, Fabian ?

Je dirais que, essentiellement, c’est émotionnellement vous allez pouvoir jauger ça.
Est-ce que, émotionnellement, ça vous procure des sensations fortes ?
Pour revenir à une Minute du Coach précédente – mais qui date de tellement longtemps les auditeurs ont dû l’oublier – ça renvoie aussi à la doctrine de l’éternel retour chez Nietzsche :
“Est-ce que cet instant, je voudrais le re-vivre éternellement ?”
Puisque la question était, dès le départ : “Votre vie est-elle réussie ? Êtes-vous en train de réussir votre vie ?”
Je l’ignore pour ma part.

Vous seul avez la réponse…

Non, je ne suis même pas sûr que les gens aient la réponse parce que, souvent, on croit qu’on détient les réponses mais n’oubliez pas que notre cerveau et notre pensée, ce n’est pas du tout la même chose. On pense qu’on maîtrise le cerveau mais souvent il prend une décision avant qu’on en ait même conscience.
Ce que je voulais dire c’est que ce à quoi je m’attache personnellement et, pourquoi pas, y encourager chacun, c’est à réussir un instant, puis l’autre.
Être ici et maintenant, être vraiment présent à l’instant, c’est sans doute le meilleur moyen, le premier chemin, pour réussir sa vie.

 

 

 

Espèce d’obsédé

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

On a des thématiques et des titres un peu percutants pour justement attirer l’attention de nos auditeurs.
Aujourd’hui, c’est “Espèce d’obsédé”.

Oui. J’espère bien que tu es un obsédé, Pablo. J’espère même que tu es un gros obsédé.

Un obsédé de quoi ?

Voilà, c’est toute la question.

Obsédé de boulot, de passion ?

Probablement, oui, la passion entre en jeu.
Ici, ce que je veux pointer, c’est que toutes les personnes, absolument, qui, au cours de l’humanité, en ont fait bouger les lignes étaient, sont, et même seront des obsédés.
Des obsédés, pourquoi ?
Prenons l’exemple d’Elon Musk, qui veut bouleverser la société. C’est un obsédé.
Est-ce que Steve Jobs était un obsédé ? Résolument, oui.
Est-ce que Mère Teresa était une obsédée ?

Probablement.

Absolument !
Est-ce que Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, dans le domaine du football, sont des obsédés ? Mais oui !

Est-ce que Harvey Weinstein était un obsédé ?
C’était un bon producteur, il faut lui laisser.

Oui, certes… Je ne voulais précisément pas m’attarder sur ce terrain glissant.
Ce que je veux dire aux auditeurs, c’est que si vous voulez accomplir de grandes choses, vous devrez vous inspirer, par exemple, de cet aphorisme de Nietzsche dans “Le Gai Savoir” :
“Creuse profondément, aux pieds tu trouveras la source”.
Trop de personnes, autour de nous, vont oublier de creuser et se contenter de la surface.
Quand on se contente de la surface, de rester en surface, on est une personne superficielle.
Quand on creuse, on peut devenir une personne profonde.
La question qui se pose dès lors :
“Est-ce que vous êtes une personne superficielle ? Est-ce que vous êtes une personne profonde “?
Si oui, vous êtes de facto obsédé.
C’est bien ce que je vous recommande, soyez obsédé !
Par exemple, par rapport à une passion.
Car il n’y a que grâce à ce type d’obsession que vous pourrez accomplir de grandes choses.
Bon Vol avec les Aigles !

 

 

Vous allez tuer

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian, bienvenue sur Sud Radio.

Fabian :  Bonjour Pablo.

Fabian, de la Eagle Academy. On rappelle à nos auditeurs de quoi il s’agit, c’est important.

C’est important, oui, effectivement, de permettre à mes clients de voler avec les Aigles, de prendre de l’altitude, de se tenir à distance de leur quotidien pour mieux le jauger et pouvoir l’améliorer aussi.
Tant qu’on a le nez dans le guidon, on est rarement performant, pour ne pas dire jamais.

Mais la Eagle Academy ne s’adresse pas qu’aux chefs d’entreprises ?

Essentiellement aux chefs d’entreprise. Mais, par exemple, à travers cette Minute du Coach et toutes les vidéos, les articles que nous postons sur le blog, alors tout le monde peut être concerné.
Car je présuppose que chacun a potentiellement l’envie de voler, d’ouvrir ses ailes.
Et de ne pas simplement subir le quotidien, subir son existence comme Sisyphe poussant son rocher en haut de la colline, puis il dégringole et doit alors le repousser en haut de sa colline.
Sysiphe, quand il habite dans la région de Mons, Charleroi et qu’on lui demande “Comment vas-tu Sysiphe ?”, il répond “Bah, y’a pas d’avance, hein.”
Si vous êtes un aigle, bien sûr vous ne répondez jamais ça.

Mais qu’est-ce qu’on doit répondre alors ?

A la Eagle Academy, quand on nous demande “comment vas-tu ?”, on répond “Fantastique !”.
C’est un ancrage, que je dois à l’un des mentors, John de Sloovere, qui m’a appris à voir les côtés fantastiques de l’existence.

“Always look on the bright side of life”, comme les Monty Python.
On va commettre un crime aujourd’hui.
Enfin, pas nous, vous. Vous allez tuer !

Vous allez tuer, oui.
Figure-toi, Pablo, que je reviens de Los Angeles. J’étais en séminaire.
Il y a un an et demi, j’y étais aussi en séminaire.
Est-ce que c’est le nom de cette ville qui est propice à ce que je vais vous expliquer maintenant, je n’en sais rien. Mais la “Cité des Anges” … peut-être bien qu’il y a un lien.
Il y a un an et demi, l’orateur principal que je suis allé voir – on était 5000 dans la salle – est revenu systématiquement, au cours des différentes journées, sur les notions de “cerveau gauche” / “cerveau droit”.
Problème : scientifiquement, c’est complètement invalide. Ça ne tient pas la route.
Ce gars qui est multimillionnaire et qui aime le clamer haut et fort, répétait à qui mieux mieux qu’untel était plutôt “cerveau gauche”, untel était plutôt “cerveau droit”, etc …
De nouveau, je ne vais pas vous expliquer à quoi cela renvoie puisque ça ne tient pas la route. Il n’y a pas de rigueur intellectuelle quand on explique cela.
Ici, je reviens de Los Angeles, chez un autre orateur que j’apprécie énormément, que j’estime énormément, qui m’a beaucoup inspiré depuis pas mal d’années. Il nous a bassinés durant trois jours avec les trois cerveaux, dont le “cerveau reptilien”.
Mais rebelote, c’est de la foutaise. Ça ne tient pas la route.
Donc mon coup de gueule du jour est le suivant, j’invite les auditeurs être vigilants :
N’écoutez pas les pseudo experts qui vous font part de leurs pseudo connaissances relatives à des pseudo lois. Recoupez les informations. Approvisionnez-vous aux bonnes sources.
La rigueur intellectuelle, c’est ça.
Le problème, c’est que la plupart des gens – c’est un constat navrant – vont préférer tout ce qui est de l’ordre de la magie, tout ce qui est de l’ordre des croyances, mais auront tendance à négliger la science.
Pourquoi ? Parce que la science est complexe, la science évolue. Ce que la science dit aujourd’hui, sûrement, vraisemblablement, demain elle va l’annihiler et le remplacer par autre chose.
La rigueur scientifique, c’est ça.
Mais voilà, il y en a qui vont préférer des lois comme la loi de l’attraction par exemple.
Je sais qu’au moment où je prononce ça, je vais crisper beaucoup de monde, mais ce n’est pas grave, j’ai mon franc-parler à ce micro.
Simplement je vous enjoins, toutes et tous, à faire preuve de rigueur intellectuelle et à ne pas avaler tout ce qu’on vous dit. Et surtout à être prudent !
Parce que plus c’est facile à avaler, comme un Mars, plus c’est suspect.
Une bonne fois pour toute, Pablo, moi le seul jour où je suis la foule, et encore, c’est au Doudou.
Bon Vol avec les Aigles !

 

 

 

L’attelage parfait de l’efficience

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo, bonjour à tous.

On vous donne des clés, on vous donne de bons conseils chaque semaine sur Sud Radio dans la Minute du Coach. Aujourd’hui, l’attelage parfait de l’efficience.

Déjà, entendons nous sur ce terme efficience…

Oui, c’est quoi?

Souvent on parle d’efficacité. Mais enfin, vous êtes efficace si vous transportez trois personnes dans un Boeing 747. Ce n’est pas très efficient, ça fait beaucoup d’énergie pour pas grand chose.
L’efficience, c’est quand vous êtes capable d’en faire beaucoup avec très peu.
Et Pablo, j’ai une question pour toi. Même une deuxième ensuite. Je vais te demander de répondre avec le plus d’objectivité possible.
Mon cher ami Pablo, est-ce que tu es intelligent ?

Ah, ça c’est une question embarrassante …

J’imagine bien. Dans notre culture, c’est délicat de répondre à ça.

Qu’est-ce que l’intelligence finalement ?

Je te pose la question, je la réitère : est-ce que tu es intelligent ?

Par rapport à qui ?

Ahahah, comme il contourne l’obstacle !

Et toi, es-tu intelligent Fabian ?

Oui.

Oui ? Bon, alors je pense que je le suis un peu.

Je peux te garantir que tu l’es.

Peut-être moins que toi, mais je le suis un peu.

On ne va pas chercher la compétition, etc…
Mais rien que d’avoir dit “oui, je suis intelligent” à la question, il y a des tas de gens qui sont crispés en nous écoutant et qui pensent :
“Mais qui c’est ces crétins pour s’exprimer comme ça ?”
En même temps, quand une personne est belle, est-ce qu’elle va dire “Non, moi je suis très laide, je le sais” ?
Je ressemble à Jean-Claude Van Damme, peut-être, mais j’ai quelques neurones et je pense m’en servir.
La deuxième question : “Est-ce que tu es paresseux ?”

Oui, ça m’arrive parfois d’être paresseux le dimanche, de ne rien faire…

C’est drôle comme ce sont deux questions embarrassantes.
A la première question “est-ce que tu es intelligent”, on le pense, chacun en fait, chaque auditeur pense qu’il est extrêmement intelligent. C’est ce qu’on appelle un biais cognitif, chacun pense toujours être supérieur à la personne qui est en face de lui.
Et la plupart des personnes qui ont entendu cette Minute pense “oui, moi aussi je suis intelligent mais jamais je n’irai le clamer à la radio, enfin c’est quoi ces manières !”, parce que ce n’est pas culturel.

Le dimanche, j’avoue, je suis fainéant, je ne travaille pas, je me balade dans les musées, je vais au cinéma, je regarde une série…

Tu me dis “Je suis paresseux” mais tu justifies ta paresse : le dimanche.
Moi, ce que je veux te dire, c’est que l’attelage parfait de l’efficience…
Revenons-y. Nous, on aime bien les attelages parce qu’on adore les chevaux. Il y a l’attelage ailé de Platon et il y a l’attelage, que tonton Fabian vous propose, de l’efficience : c’est précisément l’intelligence couplée à la paresse.
Pourquoi l’intelligence couplée à la paresse?
Parce que la personne intelligente et paresseuse cherchera toujours la ligne la plus droite et donc visera l’efficience.
Chers amis auditeurs, si vous êtes intelligent et paresseux, cultivez cela.
Mais cultivez cet attelage avec intelligence.

Je suis dans le bon alors !

Tu es dans le bon, Pablo.

Merci Fabian ! You made my day !

 

 

 

Avez-vous un grand “Pourquoi” ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

Pablo :  Bonjour Fabian.

Fabian :  Bonjour Pablo.

Avez-vous un grand pourquoi? Je t’ai demandé hors antenne pourquoi, tu m’as dit “tu vas voir” …
Je piaffe d’impatience !

Alors piaffons ensemble, j’adore le piaffer. Nous qui adorons les chevaux …

Quelle sensation incroyable, le piaffer !

Imaginons que tu es vraiment au-dessus d’un immeuble, sur le toit d’un immeuble de 50 étages.

Déjà, j’y serai pas parce que j’ai le mal de l’air.

Imaginons que tu y sois. En face de cet immeuble, il y en a un autre, son jumeau, comme si c’était deux tours jumelles nées sous le signe des gémeaux…
Et il y a une passerelle de 50 cm, une passerelle en bois, elle est solide mais un peu branlante. Tu n’as pas de harnais, pas de filin, rien, pas de filet de sécurité et je te propose d’aller d’un immeuble à l’autre.
Je rappelle qu’il y a 50 étages de haut…
Tu vas d’un immeuble à l’autre et pour ça, je te donne 100 euros. Tu le fais ?

Non, pas assez cher.

500 € ?

Non

1.000 € ?

Non

Maintenant, imaginons que sur l’autre immeuble, de l’autre côté de la passerelle, il y ait la personne que tu aimes le plus au monde …

J’y vais tout de suite !

Tu vois, j’allais quand même te proposer que l’immeuble soit en flammes, que la personne en question soit tétanisée, qu’il faille absolument aller la chercher sinon elle va mourir, périr dans ces flammes. Tu iras parce que tu as un grand “Pourquoi”.
Chers amis auditeurs, si vous voulez vous mettre en route, agir, et agir vite pour atteindre de grands objectifs, vous n’y parviendrez pas si vous n’avez pas un grand “Pourquoi”.
Et trop souvent, dans ma carrière de formateur, de coach, j’entends, par exemple des gens en début d’année me dire :
“Ouais, c’est décidé je me remets au sport ! Non, non, non, cette fois-ci, je te jure, je me remets au sport et j’arrête de manger des crasses. Ça c’est fini !”.
Ça ne tient même pas deux jours ce type de résolution, parce qu’il y a un déficit de Pourquoi.
Je suis pas habité, je n’incarne pas ce désir-là. Il n’irradie pas en moi, je n’ai pas la flamme !
Cherchez ce grand Pourquoi !
Alors vous ferez preuve d’une grande attitude et alors vous atteindrez de grands objectifs.
Vous volerez vers vos étoiles pour n’en plus jamais descendre.

 

 

Avez-vous des réflexes de Limace ?

 

Sud Radio, la Minute du Coach

Pablo :  Bonjour Fabian Delahaut, de la Eagle Academy. Comment ça va ?

Fabian :  Bonjour Pablo, de Sud Radio ! Je vais fantastiquement bien, merci.

Allez, 30 secondes sur la Eagle Academy.
C’est qui, c’est quoi ? C’est toi ?

Ce n’est pas que moi, c’est une joyeuse équipe dont la mission, dont l’obsession, est d’élever les autres, faire en sorte que les gens qui nous font confiance, qui nous suivent, nos clients, nos contacts, nos partenaires – peu importe d’ailleurs qui rentre dans notre univers – aient des inspirations plus hautes, se dépassent, se surpassent, dépassent leur condition.
“Dépasser sa condition d’homme”, comme dirait Nietzsche, puisqu’il prône le surhumain.
C’est très nietzschéen, la Eagle Academy, mon cher Pablo !

Et pour rester en contact avec toi, il suffit de surfer sur le site que vous entendrez dans la signature de cette Minute du Coach.

Absolument. Eagleacademy.be
Eagle, E A G L E. Academy tout attaché, A C A D E M Y .be

Avez-vous des réflexes de limace ? Qu’est-ce que c’est que ça ?

On vole avec les Aigles ou alors on est avec les limaces, avec les larves, avec les bœufs.
Si vous vous entendez dire : “Ça y est, c’est définitif, dès le 2 janvier – par exemple, parce que souvent ce sont des bonnes résolutions de début d’année – j’arrête le sucre” ou “Après mes vacances de Pâques, j’arrête le sucre” et que vous vous remettez pour la énième fois aux sport, c’est un réflexe de limace.
Si vous décrétez qu’une série télévisée addictive vous fait du bien, que vous avez absolument besoin de reposer vos neurones et qu’un bon livre, c’est super mais une autre fois, vous avez un réflexe de limace.
Si, quand la situation se dégrade, vous clamez que “ça va aller” sans même esquisser l’ombre d’un soupçon de solution, c’est un vœu pieux – en anglais on dit wishful thinking – vous avez un réflexe de limace.
Si face aux repas gargantuesque, pantagruélique, vous pérorez que “on a quand même le droit de se faire plaisir, quand même !”, tout en vous touchant le ventre déjà tendu, parfois débordant, les zakouskis sont passés par là, vous avez un réflexe de limace.
Si vous parvenez à vous convaincre que vous avez bien mérité une semaine au soleil, quatre jours à Las Vegas ou un pass à Tomorrowland tellement vous avez trimé, mais qu’une formation pour vous développer, grandir, vous élever, vous dépasser, vous surpasser, exploiter pleinement vos talents, c’est trop cher payé, vous avez un réflexe de limace.
Un Aigle agit tout de suite : vitesse extrême de mise en œuvre.
Un Aigle se nourrit de séries télévisées, peut-être, sans doute, mais de bons livres surtout.
Un Aigle se souvient de pourquoi il fait ce qu’il fait et se focalise sur son objectif, il a confiance en son action.
Un Aigle ne se camoufle pas derrière de pseudo excuses, il assume ses choix, ses décisions, ses faiblesses.
Un Aigle se forme sans cesse. S’il s’offre un pass à Tomorrowland, c’est sa récompense.
Alors qui je suis, moi, pour vous dire tout ça, pour vous donner la leçon ?
Et bien j’avoue que la leçon, Pablo, je me l’adresse aussi.
Surtout, “voler avec les Aigles” est une métaphore qui me porte et me coûte.
Ce n’est pas gratuit, je veux tendre vers ça, j’en suis loin encore.
Alors n’attendons pas ni le 2 janvier, ni l’après Pâques, ni l’anniversaire, ni la Saint Valentin, pour prendre de sacro-saintes résolutions à la con.
Volons, haut et maintenant !