Mieux comprendre son environnement

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

Pablo :  Bienvenue à Fabian Delahaut, bonjour Fabian !

Fabian :  Salut Pablo.

On poursuit notre vol avec les aigles grâce à cette Minute du Coach.
Le thème du jour : voulez-vous prendre un bain avec moi ?

Et toi Pablo, tu veux prendre un bain avec moi ?

Si tu veux, le samedi. Uniquement !

Alors je te propose …

Parce qu’il y a des gens qui prennent leur bain une fois…

Que le samedi, chacun son truc.
Moi je me souviens du PDG de Danone, il y a très longtemps, dans “L’Heure de Vérité”, qui était une émission culte sur France 2.
On l’avait interviewé et on lui avait demandé comment il embauchait, comment il recrutait.
L’une des questions qu’il posait à ses futurs managers c’était : “Est-ce que vous prenez une douche ou un bain le matin ?”
Et il était beaucoup plus séduit par ceux qui prenaient un bain, parce qu’il se disait :
s’ils prennent un bain, c’est qu’ils ont le temps de réfléchir à leurs journées. Ils ne sont pas dans une forme d’empressement.

Pas de rush !

Pas de rush.
Mais ce n’est pas du tout de ça dont je veux vous parler aujourd’hui.
Simplement, imaginons que tu prennes un bain avec moi samedi.

Tu nous invites à baigner dans quoi ?

Voilà ! Effectivement, c’est la question.
C’est bien sûr complètement métaphorique, les amis.
N’allez-pas vous tromper sur mes intentions.
Ce qui est intéressant, c’est que quand je prends mon bain – c’est systématique, c’est tous les matins comme ça – dès que je fais couler l’eau, je rentre dans la baignoire et puis l’eau monte, l’eau monte.
Et si tu souhaitais me rejoindre dans le bain quand l’eau est quasiment à ras bord, tu ne pourrais pas entrer dans cette baignoire parce que tu trouverais que l’eau est bouillante.

Mais moi, qui y serais depuis le début…

Habitué.

Complètement rodé à cette chaleur, puisqu’elle s’est créée en même temps que je m’y trouvais.
Je ne comprendrais presque pas que tu trouves ça trop chaud.
Pourquoi je vous explique ça ?
Parce que notre environnement nous détermine et nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point il nous détermine.
J’ai déjà évoqué le fait d’être entouré des personnes qui se plaignent, qui gémissent, qui critiquent… Les critiques sont souvent assez faciles.
On a parfois l’impression qu’on est plus fort que ça, qu’on ne va pas subir ce type d’attitude et que ça ne nous effleure même pas.
Bien au contraire, ça vous détermine beaucoup plus que vous ne l’imaginez.
Et quand vous êtes dans un environnement, comme moi dans mon bain, depuis le début, vous ne vous rendez même plus compte à quel point l’eau est bouillante.
Vous ne vous rendez plus compte à quel point l’environnement est négatif pour vous.
Ça m’est arrivé malheureusement comme prof. Je me souviens, je ne dirais pas dans quelle ville, lors d’une classe.
Je donnais cours et puis je m’en vais pendant un exercice et quand je suis revenu dans la classe, ça puait le poney. C’était absolument une infection mais comme j’y étais, je ne m’étais pas rendu compte de l’odeur.
Le fait de sortir et de revenir m’avait fait prendre compte de cette situation et je me suis dit, une fois de plus : c’est étonnant comme, quand on est à distance des choses, on les comprend, on les voit beaucoup mieux et on agit avec bien plus de discernement.
Vous savez-quoi ? C’est exactement ce que font les aigles.

On prend de la hauteur, n’est-ce pas ?

Et on s’envole.

Merci beaucoup Fabian.

 

 

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